À rayons ouverts, no 74 (hiver 2008)

Table des matières

La vie de BAnQ


Publicité Sauvage et Bibliothèque et Archives nationales du Québec : partenaires pour le dépôt légal des affiches

par Sylvie Fournier
directrice des acquisitions de la collection patrimoniale

Publicité Sauvage, une entreprise montréalaise fondée en 1983 et spécialisée dans l'affichage public, et Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) viennent de conclure une entente destinée à faciliter le dépôt légal des affiches québécoises.

En vertu de cette entente, Publicité Sauvage remettra à BAnQ deux exemplaires de chacune des affiches transmises par les producteurs qui utilisent ses services. BAnQ recevra ainsi, par des versements réguliers, une part substantielle des affiches éditées au Québec. Près de 1 000 affiches différentes par année s'ajouteront aux collections de BAnQ, offrant un accès public à un patrimoine documentaire qui, jusqu'ici, n'avait pas reçu l'attention qu'il méritait. Cette nouvelle entente offre aussi à l'institution une occasion de consolider les liens privilégiés qu'elle cultive avec divers organismes producteurs d'affiches et, en particulier, avec plusieurs organismes culturels québécois.

Depuis sa fondation, Publicité Sauvage a en effet tissé des liens étroits avec les grandes institutions culturelles du Québec et avec des compagnies émergentes de toutes disciplines artistiques. L'entreprise a développé des réseaux d'affichage et de distribution de dépliants uniques qui rendent bien compte du dynamisme culturel et social du Québec.

Dès les débuts de Publicité Sauvage, son fondateur, monsieur Baudoin Wart, a perçu la valeur patrimoniale de l'affiche et manifesté de l'intérêt pour sa conservation. Ainsi, la grande majorité des affiches reçues depuis près de 25 ans ont été conservées et sont encore aujourd'hui en excellent état. La collaboration entre les deux partenaires remonte d'ailleurs à 2005, alors que Publicité Sauvage avait approché BAnQ pour lui signaler l'existence de cette collection. Ce lot impressionnant d'œuvres de grands affichistes québécois est donc depuis en cours d'acquisition par BAnQ et deviendra enfin accessible à tous, notamment aux organismes culturels et aux créateurs qui parfois en ont eux-mêmes perdu la trace.

Que sa vocation soit culturelle, politique ou sociale, l'affiche est à la fois véhicule de publicité, outil d'information et espace de création. Cet important volet des collections iconographiques de BAnQ illustre les questions d'actualité, les phénomènes sociaux, les événements marquants et les courants esthétiques. Il rend compte de la production, remarquable et prolifique, des affichistes et des concepteurs graphiques québécois. À ce jour, la collection patrimoniale d'affiches de BAnQ compte plus de 16 000 titres.

Entré en vigueur en 1992, le dépôt légal des affiches offre aux producteurs de multiples avantages. Il permet notamment d'assurer de bonnes conditions de préservation au Centre de conservation de BAnQ et d'inclure la description des affiches dans le catalogue informatisé de l'institution, Iris, accessible gratuitement sur le portail Internet au www.banq.qc.ca.

Cette nouvelle entente s'ajoute à deux autres accords similaires qui ont été établis avec la Société de gestion collective des droits des producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes du Québec (SOPROQ) et la Société pour la promotion de la relève de l'espace francophone (SOPREF) en vue de faciliter le dépôt légal des enregistrements sonores. Ces ententes permettent à BAnQ de réaliser sa mission, soit de rassembler, de traiter, de conserver et de diffuser le patrimoine documentaire du Québec ou relatif au Québec.

Publicité Sauvage et BAnQ se réjouissent d'assurer ainsi la préservation et la diffusion d'un patrimoine dont on ne mesure pas encore bien la richesse et la diversité. On peut toutefois espérer que cette entente permettra d'offrir aux affichistes québécois la visibilité qu'ils méritent.

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La Bibliothèque du Nouveau Monde sur le portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec

par Sophie Montreuil
directrice de la recherche et de l'édition

Au moment où la diffusion d'œuvres littéraires numérisées prend d'assaut l'actualité, et alors que les intentions à cet égard d'une entreprise comme Google en effraient plus d'un, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) s'associe aux Presses de l'Université de Montréal (PUM) pour assurer la pérennité de la collection de classiques québécois Bibliothèque du Nouveau Monde. Fondée en 1986 avec la parution d'un premier volume de chroniques d'Arthur Buies, la collection comprend aujourd'hui 51 titres, incluant Les anciens Canadiens, de Philippe Aubert de Gaspé (père), et Angéline de Montbrun, de Laure Conan, publiés au cours de la dernière année. Composée d'éditions critiques reconnues pour leur qualité et leur rigueur, la Bibliothèque du Nouveau Monde compte à son catalogue des romans et des contes, des essais et des chroniques, de la poésie ainsi que des récits de voyage. Elle réunit des auteurs tels Germaine Guèvremont, Ringuet, Jacques Ferron, Étienne Parent, Louis Fréchette, Paul-Émile Borduas, Alain Grandbois, Alfred DesRochers, Lahontan et Gabriel Sagard.

Avec BAnQ et les PUM à sa tête, la Bibliothèque du Nouveau Monde entame une nouvelle phase de son existence. S'ils unissent leurs efforts pour préserver la collection, les deux partenaires se sont en effet entendus pour la développer, et ce, suivant trois nouvelles orientations qui devraient permettre aux titres de la Bibliothèque du Nouveau Monde d'atteindre un plus vaste public.

Les nouveaux titres auront une facture matérielle différente de leurs prédécesseurs et seront composés selon une maquette originale, en cours d'élaboration. Le choix des ouvrages qui intégreront la collection sera en outre confié à un comité scientifique composé de 15 professeurs d'université et de deux membres représentant BAnQ, en l'occurrence madame Lise Bissonnette, présidente-directrice générale, et moi-même. Ce nouveau comité travaillera en étroite collaboration avec les trois membres du comité éditorial, chargé notamment de mettre en forme le nouveau protocole éditorial de la collection.

Deux supports seront dorénavant utilisés pour diffuser les titres de la Bibliothèque du Nouveau Monde, soit la traditionnelle version papier et l'innovatrice version électronique. Deux volets sous-tendent cette nouvelle position. D'abord, tous les titres parus jusqu'à ce jour dans la collection seront mis en ligne sur le portail de BAnQ et, dans la mesure où les fichiers le permettront (certains datant de deux décennies), une recherche en texte intégral sera possible. En ce qui concerne les titres à venir, les PUM en publieront une édition papier qui comprendra le texte et l'appareil critique, alors qu'une édition électronique enrichie, offrant les variantes en supplément et permettant la recherche en texte intégral, sera mise en ligne gratuitement sur le portail de BAnQ.

Lors de leur première réunion, le 16 novembre dernier, les membres du comité scientifique, tous très enthousiastes relativement à la relance de la collection, ont convenu qu'ils ne pouvaient s'attaquer à leur mandat sans établir au préalable une liste formelle de critères de sélection. À cet égard, ils n'ont d'autre choix que de se mettre au travail rapidement… car les premiers titres de la nouvelle Bibliothèque du Nouveau Monde sont annoncés pour l'automne 2008 ou l'hiver 2009 !

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Une programmation culturelle à s'approprier !

par Christine Bouchard
directrice de la programmation culturelle

Depuis son ouverture, la Grande Bibliothèque jouit d'un succès et d'une popularité exceptionnels, comme en témoigne chaque jour le nombre impressionnant de visiteurs qui franchissent ses portes. Cette réussite n'est pas sans exercer une pression sur l'élaboration de la programmation culturelle de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), car le souci de l'excellence nous interpelle ! Comment mettre en valeur et faire découvrir les richesses des collections de BAnQ en demeurant pertinent et créatif ? Comment assumer pleinement ce rôle d'ambassadeur et de médiateur culturel ? Comment éviter de se retrancher dans un divertissement vide de sens, superflu et tape-à-l'œil ? Comment joindre un public varié, averti, sollicité, surinformé et de plus en plus segmenté ? Comment demeurer en phase avec l'évolution de notre société sans tomber dans la superficialité ?

La Direction de la programmation, qui est devenue récemment la Direction de la programmation culturelle, a parcouru depuis peu un immense chemin à une vitesse fulgurante. À l'automne 2006, on annonçait, dans À rayons ouverts, la tenue d'une douzaine d'expositions dans les divers lieux du réseau panquébécois de BAnQ. Un an plus tard, c'est près d'une centaine d'activités – expositions, conférences, débats, lectures, spectacles littéraires, publications et animations – qui sont offertes gratuitement au public.

Les changements apportés à la structure et à la dénomination de notre direction ne sont pas anodins et soulignent l'importance des services qu'elle offre. En outre, ils témoignent de son essentielle contribution au développement de la mission globale de l'institution. Qui plus est, et bien qu'il contribue au rayonnement de BAnQ, le rôle de notre direction va bien au-delà de la promotion ou du marketing. L'envergure de BAnQ, le caractère singulier de sa mission et son ancrage dans neuf régions du Québec lui confèrent un mandat de démocratisation culturelle nationale sans précédent.

Lorsqu'on crée une programmation culturelle au sein d'une bibliothèque, on vise à soutenir la recherche, la création et la diffusion des savoirs, à vivifier l'acte intellectuel et culturel, à faire découvrir les trésors, les traces méconnues ou oubliées de notre patrimoine, à faire connaître l'étendue de la création littéraire et à exposer l'art imprimé. On souhaite également ponctuer des moments de l'histoire et témoigner de l'actualité ainsi que des grandes réflexions de la société. Par ailleurs, la production intellectuelle dans une bibliothèque est si vaste et si étendue que presque tous les domaines sont à notre portée. Il s'ensuit que d'innombrables possibilités de sujets, aussi riches les uns que les autres, s'offrent à nous, ce qui devrait nous permettre de créer un rapport enrichissant avec le public.

Toutefois, cette diversité de contenus comporte un certain risque d'égarement. Cette question et d'autres méritent notre attention : les actions envisagées doivent être bien circonscrites et doivent refléter notre raison d'être. C'est pourquoi, au cours de la prochaine année, la Direction de la programmation culturelle va entamer des travaux en vue d'élaborer une politique culturelle. Cette démarche permettra d'en articuler les principales composantes, notamment les orientations, les programmes, les supports de diffusion, la pédagogie et les publics cibles.

En attendant l'aboutissement de cette politique, nous vous invitons à participer nombreux aux activités culturelles offertes et à profiter d'une programmation qui, nous l'espérons, satisfera les attentes d'un public varié et grandissant.

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Un itinéraire sur les traces de HEC Montréal Vocation d'origine du Centre d'archives de Montréal de BAnQ

par Marielle Lavertu, archiviste
Centre d'archives de Montréal

Le Centre d'archives de Montréal a emménagé au seuil de l'an 2000 dans un complexe architectural intégrant l'ancienne École des hautes études commerciales de Montréal. Qui connaît la vocation d'origine de ce magnifique immeuble de l'avenue Viger, où fut créée la première école supérieure de commerce au Canada ? Seul rappel tangible de ce passé mémorable, les premières armoiries de l'École ornent toujours la verrière centrale de l'escalier d'honneur. À l'occasion du centenaire de HEC Montréal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a lancé cet automne un itinéraire de visite dans ce lieu unique, témoin d'une page marquante de notre histoire.

Aménagé in situ, en collaboration avec HEC Montréal, l'itinéraire retrace l'étonnante trajectoire de cette institution phare dans l'essor du Québec. Un trajet en six étapes jalonnées de photographies d'archives dirige le visiteur depuis le hall d'entrée jusque dans l'ancien Musée commercial et industriel de Montréal, réinvesti par la salle de consultation du Centre d'archives de Montréal de BAnQ.

L'itinéraire nous entraîne au cœur de la métropole, alors que se dessine en toile de fond la montée d'une élite d'affaires francophone. La scène économique, monopolisée jusque vers 1870 par la bourgeoisie anglo-écossaise, se diversifie avec l'entrée en jeu d'institutions financières canadiennes-françaises et la formation de la Chambre de commerce du district de Montréal en 1887.

Au tournant du siècle, un enjeu incontournable s'impose pour la communauté francophone : former une relève de jeunes gens d'affaires. Ce sera le début d'une belle aventure que certains de ses détracteurs ont qualifiée à tort d'improbable. Un pari audacieux que saura relever dès 1893 la Chambre de commerce, fer de lance de la bourgeoisie francophone et principale promotrice de l'idée.

Le 14 mars 1907, le projet reçoit enfin le feu vert, grâce au soutien inaliénable du premier ministre du Québec Lomer Gouin. L'École va élire domicile aux abords du square Viger, au cœur du Quartier latin, un secteur à vocation culturelle et résidentielle très prisé des francophones. Conçu par les architectes Gauthier et Daoust, l'immeuble emprunte le style beaux-arts, inspiré du Petit Palais construit sur les Champs-Élysées, à Paris, en 19001. Inauguré le 4 octobre 1910, l'édifice surprend par l'originalité de ses composantes : un bureau commercial, une bibliothèque économique, des salles de cours et des laboratoires à la fine pointe de la technologie, ainsi qu'un vaste amphithéâtre et un musée technique, ouverts au public.

Le Musée commercial et industriel, créé sur le modèle du Philadelphia Commercial Museum2, donne à voir, de 1916 à 1956, des collections technologiques et géographiques, supports didactiques aux cours de technologies industrielles, de géographie économique et de sciences. L'itinéraire met en lumière la correspondance parfaite entre le mode de classement des échantillons du Musée et le contenu des cours de technologie3. Véritable vitrine ouverte sur les dernières avancées de l'industrie, l'endroit tient lieu de centre de documentation et d'exposition au service des producteurs et négociants d'ici et d'ailleurs.

Un survol en images des premiers locaux fait ressortir le lien étroit entre le programme d'inspiration européenne et l'aménagement des salles de cours. Il souligne l'importance du volet pratique qui inclut l'enseignement expérimental de la comptabilité à travers la formule du bureau commercial, de même que celui des matières scientifiques, économiques et maritimes.

Un document multimédia, conçu et réalisé en collaboration avec le Service de l'audiovisuel de HEC Montréal, fait revivre certains moments forts de cette institution, figure de proue de notre développement. Un dépliant guide le visiteur dans cette aventure hors du commun s'échelonnant sur plus de six décennies. Des visites commentées sont offertes sur réservation pour les groupes (renseignements : 514 873-4300 ou animation.cam@banq.qc.ca).

1. Édifié pour abriter l'Exposition rétrospective des Beaux-Arts et des Arts décoratifs lors de l'Exposition universelle de Paris en 1900, le Petit Palais prend le nom de Palais des Beaux Arts de la Ville de Paris en mars 1901. Rénové de 2000 à 2005, il abrite toujours le Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, appelé communément le Musée du Petit Palais.

2. MINVILLE, Esdras et Gérard DELORME, Le Musée commercial et industriel de Montréal, Annexe de l'École des Hautes Études commerciales, Montréal, s. é., 1946, p. 6,  Archives – HEC Montréal, Fonds du Musée commercial et industriel de Montréal, A012/W3, 0001.

3. École des hautes études commerciales (affiliée à l'Université de Montréal), 1926, p. 56-68, Archives – HEC Montréal, Fonds du Directorat, A007/W3, 0001.

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Un centre d'archives sur la route des Cantons

par Julie Roy, archiviste
Centre d'archives de l'Estrie

Les neuf centres d'archives de BAnQ

La Direction générale des archives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec offre ses services sur tout le territoire québécois grâce à un réseau de neuf centres régionaux. Cette série invite à découvrir l'histoire particulière de chacun de ces centres, de même que les fonds et collections qu'ils conservent.

Inauguré en novembre 1979, le Centre d'archives de l'Estrie est tout d'abord logé dans le sous-sol d'un édifice administratif de la rue Galt à Sherbrooke. Il a pour mandat d'assurer la conservation et la mise en valeur du patrimoine archivistique de la région de l'Estrie. Les premières acquisitions d'archives témoignent pourtant d'une autre réalité puisque l'Estrie, aujourd'hui restreinte à 10 195 km2, était autrefois appelée Cantons de l'Est, nom qui désignait un territoire beaucoup plus vaste qui englobait Bromont, Granby, Farnham, Cowansville et Thetford Mines.

En 2002, le Centre d'archives déménage au centre-ville, le long de la rivière Magog, dans l'édifice de l'ancienne manufacture de soie et de bonneterie Julius Kayser, en activité de 1915 à 1988. « Revampé » à l'origine pour loger le Musée de la nature et des sciences, l'immeuble accueille également des bureaux régionaux du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et de l'Office québécois de la langue française.

Trois employées assurent les services du Centre d'archives de l'Estrie aux organismes publics et privés et à la population de la région. L'équipe est composée d'une archiviste régionale et de deux techniciennes en documentation, l'une assurant le service à la clientèle et l'autre, le traitement des archives.

Coup d'œil sur les richesses patrimoniales du Centre d'archives de l'Estrie

À ce jour, le Centre d'archives de l'Estrie conserve 2715 mètres linéaires de documents textuels, 248 612 documents photographiques, 5352 documents sonores et 2404 documents cartographiques. Une description d'une partie de ces archives est accessible par la base de données Pistard sur le portail de BAnQ (www.banq.qc.ca).

Parmi tous les fonds de nature publique conservés au Centre d'archives de l'Estrie, soulignons les archives civiles et judiciaires des districts judiciaires de Saint-François et de Bedford, dont les plus vieilles pièces datent de 1794. Y sont archivés des greffes de notaires et d'arpenteurs, des tutelles et curatelles, des registres d'état civil, des contrats de mariages civils, des testaments et clôtures d'inventaires, des arrêts judiciaires. Le Centre reçoit également les archives des différents ministères présents sur son territoire, lesquelles concernent, entre autres, la concession des terres, la gestion de la prison Winter ou encore la station piscicole de Baldwin.

Pour leur part, les fonds d'archives privées couvrent l'histoire familiale (fonds Famille Bowen, 1797-1896), la littérature (fonds Alfred Desrochers, 1910-1978), la musique (fonds Sylvio Lacharité, 1910-1983), le commerce et les industries (fonds Chambre de commerce de Sherbrooke, 1881-1981, fonds Paton Manufacturing Company, 1923-1947). Le Centre possède aussi quelques fonds d'archives de députés, d'architectes et de photographes, de même que des collections intéressantes comme les cartes postales de Freeman Clowery et les cylindres de cire de Jean-Jacques Schira, couvrant respectivement les périodes de 1840 à 1920 et de 1897 à 1960. Soulignons aussi la présence au Centre d'archives de l'Estrie d'un registre financier d'Attleborough consignant les achats des premiers loyalistes qui ont colonisé les Cantons de l'Est (1793-1828).

En Estrie, deux organismes ont obtenu le titre de services d'archives privées agréés grâce à l'excellence de leurs services : la Société d'histoire de Sherbrooke (agréée en août 1990) et le Centre de recherche des Cantons de l'Est (agréé en août 1991).

Comme ils se partagent les mêmes publics, le Centre d'archives de l'Estrie et la Société de généalogie des Cantons de l'Est se sont récemment associés pour élargir les services offerts aux citoyens en signant la première entente spécifique de prêts de volumes.

Finalement, en tant qu'archiviste régionale, je demeure très près du milieu de l'Estrie en participant aux travaux du Réseau des archives et des documents administratifs du Québec (RADAE). Cette table de concertation regroupe les représentants des services d'archives les plus actifs de la région et, grâce à deux comités permanents, l'un sur les archives historiques, l'autre sur les archives administratives, la communauté archivistique régionale peut échanger sur des problématiques reliées à la profession et ainsi profiter de l'expertise professionnelle générée par les membres du Réseau.

Coordonnées

Centre d'archives de l'Estrie de BAnQ
225, rue Frontenac, 4e étage
Sherbrooke (Québec)  J1H 1K1
Téléphone : 819 820-3010
Télécopieur : 819 820-3146
Courriel : anq.sherbrooke@banq.qc.ca
Internet : www.banq.qc.ca

 

Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.