À rayons ouverts, no 73 (automne 2007)

Table des matières

La vie de BAnQ


Les archivistes du monde
La Conférence internationale de la table ronde des archives (CITRA)

par Perrine Canavaggio,
secrétaire générale adjointe de l'ICA et secrétaire de la CITRA

Québec accueille du 11 au 17 novembre 2007 la XLe Conférence internationale de la Table ronde des archives, plus connue sous son sigle de CITRA. Juste retour des choses, les Canadiens ayant été très actifs dans le domaine par le passé. La XVe CITRA a en effet été organisée à Ottawa en 1974 ; de plus, Jacques Grimard1 a assuré le secrétariat de la CITRA de 1996 à 2000 et Ian E. Wilson2, sa présidence de 2000 à 2004. D'après les statuts du Conseil international des archives (ICA), la CITRA est la réunion annuelle des directeurs des Archives nationales, des présidents des associations nationales d'archivistes et de gestionnaires de documents, et des présidents et secrétaires des Sections de l'ICA. Elle se tient toutes les années où l'ICA ne se réunit pas en congrès. La CITRA a pour objectif de servir de forum pour des débats internationaux sur des questions d'intérêts stratégiques et professionnels majeurs. C'est une réunion dite « fermée », car on ne peut y participer que sur invitation. Des experts et des observateurs peuvent y être invités.

Dans les coulisses

L'organisation des conférences relève du Bureau de la CITRA qui en établit le programme scientifique. Le lieu où se tiendra la CITRA est décidé, au moins trois ans avant la date de la conférence, par le Comité exécutif, sur proposition du Bureau de la CITRA. Le Bureau est composé de cinq membres, élus par l'Assemblée générale et originaires des grandes régions géographiques suivantes : l'Afrique et les pays arabes, l'Asie et l'Océanie, l'Europe et l'Amérique du Nord, l'Amérique latine et les Caraïbes. Des représentants des pays hôtes de la CITRA et du congrès pour la période concernée en font également partie, ainsi que des membres d'office. Depuis 2004, le président de l'ICA peut déléguer à un vice-président la préparation du programme. Le président des Archives nationales du Japon, Mitsuoki Kikuchi, est ainsi chargé de la CITRA jusqu'en 2008. La première CITRA a été organisée en 1954 à Paris. L'objectif était alors de faciliter les rencontres régulières entre directeurs d'Archives nationales. À ses débuts, la CITRA ne comptait qu'une cinquantaine de participants. Très vite, les présidents des associations nationales y ont été invités, puis, à partir de 2001, les présidents et secrétaires des sections de l'ICA, ainsi que les secrétaires des branches régionales. Selon les années, la CITRA réunit entre 160 et 220 professionnels de haut niveau, le nombre de pays représentés variant de 65 à 80.

Thèmes et programmes

Depuis la fin des années 1990, les CITRA portent sur un thème général pendant un cycle de trois ans, thème choisi par le Bureau de la CITRA et approuvé par l'Assemblée générale. Cela permet de faire réfléchir ensemble les représentants des pays présents sur des questions d'actualité et de portée stratégique. Entre 1997 et 1999, le thème de L'accès aux archives a été décliné successivement sous ses aspects juridiques, technologiques et pratiques. Entre 2001 et 2003, Archives et société a été traité sous trois angles différents : la constitution des archives de la société contemporaine, la perception des archives par la société, et enfin la question des archives et des droits de l'Homme. La CITRA de Québec sera la dernière du cycle Archives, diversité et mondialisation, commencé en 2005 à Abou Dhabi (Émirats arabes unis).

Il ne s'agit pas de rencontres académiques mais de réflexion professionnelle en commun sur ces questions. La place accordée aux débats est donc importante et le temps de parole des intervenants, limité. L'interactivité des conférences a été accrue en 2006 à la CITRA de Curaçao, aux Antilles néerlandaises. Une nouvelle formule a été introduite à titre expérimental : une quinzaine de groupes de discussion portant sur des sujets en rapport avec le thème principal se sont alors réunis, en alternance avec les séances plénières, pour approfondir la question présentée en séance. Ces groupes ont permis à certains participants réticents à prendre la parole en public de s'exprimer en plus petit comité et de discuter plus facilement avec leurs collègues. Plusieurs résolutions et projets de collaboration en ont surgi, et l'évaluation réalisée à l'issue de la Conférence a fait apparaître le désir de conserver cette nouvelle formule en 2007. Elle sera donc reprise à Québec.

Cette année, une séance spéciale d'une demi-journée permettra aux directeurs d'Archives nationales de se réunir entre eux. C'est une sorte de retour à l'idée initiale de table ronde. Ils réfléchiront sur Le changement de modèle pour les archives dans la société de l'information : du conservateur au gestionnaire d'information. Les présidents de sections de l'ICA se réuniront pendant ce temps avec des collègues de la région pour discuter de La promotion des archives et des archivistes dans la société.

Événements parallèles

Les occasions de rencontres internationales étant rares, de nombreux organismes de l'ICA profitent de la conférence pour se réunir. C'est le cas notamment du Comité exécutif, du Bureau, de la Commission de programme, de certaines sections, branches et associations, ainsi que du comité éditorial de Comma, la revue de l'ICA. De son côté, le comité organisateur offrira aux participants, le 12 novembre, un séminaire sur la gestion de l'information gouvernementale au Canada.

La XLe CITRA

Les deux précédentes conférences ont souligné les bénéfices politiques et économiques qui peuvent être attendus d'une bonne gestion des archives, tant dans le secteur public et intergouvernemental que dans le secteur privé (Les archives à l'heure de la mondialisation, Abou Dhabi 2005), et les nombreuses possibilités de partage des sources que la mondialisation offre aux professionnels des archives (Partager sa mémoire grâce à la mondialisation, Curaçao 2006). La CITRA de 2007 a pour thème Coopérer pour préserver la diversité.

Nous savons tous qu'il n'est plus possible aujourd'hui de travailler isolément. La convergence des supports et l'augmentation de la demande d'accès à l'information obligent à collaborer avec les membres d'autres professions : professions du secteur documentaire et patrimonial – bibliothécaires, documentalistes, conservateurs des musées – et producteurs de documents, juristes, auditeurs, car la modernisation de l'administration et la transparence des décisions passent par la bonne gestion des documents et des archives dès leur production.

À partir de l'expérience de la fusion des fonctions de bibliothèque et d'archives nationales au Canada et au Québec, les participants réfléchiront aux nouvelles formes de partenariat à trouver pour tirer le meilleur parti possible des compétences et des moyens respectifs. Ils s'efforceront aussi d'associer les archives aux grands projets de numérisation mondiaux et régionaux qui sont en train d'éclore dans le monde.

Suivi de la CITRA et des résolutions

À l'issue de chaque conférence, des résolutions sont adoptées par l'Assemblée générale. Elles ont pour objectif de la prolonger par des actions et des projets concrets. Ainsi, le projet de Manuel sur l'évaluation qui sera publié en 2008 est l'aboutissement d'une résolution adoptée à la CITRA de Reykjavik en 2001 et le projet de logiciel libre AtoM, d'une résolution de la CITRA du Cap en 2003. C'est aux branches régionales et aux sections de l'ICA qu'il appartient de mettre en oeuvre ces résolutions sur le terrain.

Les résumés des interventions présentées à la CITRA et les biographies des intervenants sont publiés sur le site Web de l'ICA, au fur et à mesure de leur envoi et validation. Les Actes de la CITRA sont édités dans les mois qui suivent la conférence et toujours avant la conférence suivante. Ils sont, depuis 2006, diffusés sur cédérom et sur le site de l'ICA.

1  Actuellement responsable du certificat en archivistique à l'Université de Montréal.

2  Actuellement bibliothécaire et archiviste du Canada.

Retour au menu.


L'organisation de la CITRA 2007 à Québec : créer le souvenir d'un événement

par Martin Lavoie,
archiviste Direction générale des archives

En novembre 2007, la ville de Québec accueillera un événement archivistique de portée internationale. La 40e Conférence internationale de la Table ronde des archives (CITRA) se tiendra à l'hôtel Loews Le Concorde du 12 au 16 novembre, sur le thème Archives, diversité et mondialisation. Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) est l'un des principaux acteurs de la préparation de cet événement. Pour les organisateurs, les objectifs sont simples : présenter un événement qui laissera aux délégués un souvenir chaleureux et montrer la vigueur du milieu archivistique québécois et canadien.

La tenue d'un événement international comme la CITRA 2007 nécessite une préparation de longue haleine. Les premiers pourparlers ont été engagés dès 2004 pour tenir cet événement dans la ville de Québec. C'était bien avant la fusion entre la Bibliothèque nationale du Québec et les Archives nationales du Québec, qui s'étaient alors engagées à organiser l'événement avec la collaboration de Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Des liens et des communications ont alors été établis entre Québec, Ottawa et Paris pour entreprendre la préparation de la CITRA. À la suite de la fusion, BAnQ a pris le relais et a confié à trois personnes l'organisation de l'événement : Carol Couture, conservateur et directeur général des archives, ainsi que Daniel Ducharme et Martin Lavoie. Le comité organisateur est également composé de représentants de BAC et de quelques conseillers externes. C'est à ces personnes que revient la tâche d'assurer un déroulement efficace des événements entourant la CITRA et de construire un programme d'activités sociales qui saura plaire aux délégués.

Le contenu scientifique de la CITRA relève principalement du Conseil international des archives (CIA). La participation du Canada est néanmoins marquée, entre autres grâce à l'apport des archivistes provinciaux ainsi que de représentants de BAnQ et du milieu archivistique canadien.

Les Canadiens offriront aussi à leurs collègues des autres pays un séminaire précongrès sur la gestion de l'information gouvernementale. Soulignons la présence, lors de la première séance, de madame Lise Bissonnette, présidentedirectrice générale de BAnQ, qui prononcera une allocution conjointe avec Ian Wilson, bibliothécaire et archiviste national du Canada, au sujet de la collaboration entre BAnQ et BAC, ainsi que celle de Carol Couture qui, avec le consultant en archivistique Terry Cook, entretiendra le public de la théorie et des pratiques professionnelles dans le milieu des archives.

Afin de préparer adéquatement cet événement, les membres du comité organisateur se sont réunis à plusieurs reprises durant la dernière année. Quelques-uns d'entre eux ont assisté à la 39e CITRA en novembre 2006 à Curaçao pour étudier la préparation de tous les détails et établir un contact avec les délégués. C'est après cette visite que l'organisation de l'événement a pu prendre un rythme de croisière qui nous mènera jusqu'au mois de novembre. Nous avons également compris à ce moment l'importance de l'accueil et de la place qu'occupe le programme social durant l'événement. Après le chaud soleil de Curaçao, nous devrons davantage nous fier à la chaleur des gens qui graviteront autour de l'événement, car Québec en novembre présente un visage quelque peu différent des Antilles.

C'est pourquoi cette semaine de rencontres professionnelles sera agrémentée d'un programme d'activités sociales qui mise sur des thèmes traditionnels. Entre autres événements, les archivistes pourront profiter d'un souper à la cabane à sucre, d'une visite professionnelle au Musée de la civilisation, d'un grand banquet à saveur Nouvelle-France et d'une excursion au site traditionnel Huron-Wendat. Souhaitons donc la bienvenue à la communauté archivistique internationale en espérant que des échanges scientifiques fructueux feront de cette CITRA un événement mémorable pour ces visiteurs du monde entier. Peut-être pourront-ils dire, eux aussi, dans quelques années, Je me souviens de la 40e CITRA à Québec !

Retour au menu


Il était une fois… des partenariats

par Hélène Cadieux,
directrice Direction du conseil et de l'action régionale

On dit parfois que nécessité fait loi. Ce proverbe explique probablement, en partie du moins, les nombreux partenariats qui ont vu le jour en région afin d'assurer la mise en valeur du patrimoine et des archives.

Nécessité bien sûr, mais l'on reconnaît aussi la volonté de respecter l'objet de travail des archivistes – le fonds d'archives – et de mieux répondre aux besoins des usagers. Volonté qui s'exprime en archivistique par les deux principes fondamentaux que sont le respect des fonds et la territorialité selon lesquels les archives servent davantage les intérêts du chercheur si elles sont conservées dans la région qui les a vues naître. En effet, les archives témoignent et informent sur leur créateur, mais aussi sur le milieu avec lequel il a interagi. Et il y a plus. Le personnel de BAnQ ne pourrait répondre à lui seul aux attentes de la population en matière de patrimoine archivistique conservé sur le territoire québécois. Cela explique aussi que, depuis plus de 20 ans, des maillages de toutes sortes ont été développés, avec les citoyens à l'occasion, mais surtout avec des organismes privés – le plus souvent des sociétés d'histoire et de généalogie et des services d'archives privées agréés – et publics, soit les municipalités, commissions scolaires et municipalités régionales de comté.

La diversité des réalisations est impressionnante, alors que le troc est souvent de mise en région. À certains endroits, en échange de locaux dans des espaces appartenant à BAnQ, une société de généalogie va mettre sa collection à la disposition de l'ensemble des chercheurs du centre ou assurer l'ouverture du service quelques heures par semaine pour les chercheurs qui désirent consulter des microfilms et des publications dans le domaine de la généalogie. Dans une autre région, l'entente prévoit plutôt un prêt par BAnQ à une société de généalogie locale de microfilms d'état civil couvrant son territoire. Ailleurs, les chercheurs vont créer des bases de données qu'ils accepteront de diffuser en salle de recherche ou sur le portail de BAnQ.

Dans quelques régions, ces ententes prennent la forme d'un engagement profond et soutenu, alors qu'organismes publics et privés partagent les mêmes locaux, voire leur personnel et leurs bénévoles, afin d'offrir à la population un seul service de référence pour les archives conservées par deux ou trois organismes. De tels projets permettent également la mise en commun de l'expertise et des ressources de chacun lors de l'organisation d'expositions ou d'autres projets de mise en valeur, notamment avec le milieu scolaire.

Comment expliquer cette approche si particulière ? On peut trouver quelques éléments de réponse dans la Politique sur les archives privées adoptée en 1989, dans laquelle le gouvernement du Québec reconnaissait « le rôle essentiel de ses partenaires » et affirmait « que la conservation et la mise en valeur des archives privées [devaient] se faire avec leur participation ». La création de tables de concertation sur les archives fut, dans plusieurs régions, le principal outil de mise en oeuvre de cette politique. Ces tables regroupant, selon les particularités des régions, des services d'archives publics ou privés (ou les deux) se sont dotées de plans d'action qui répondent aux besoins spécifiques de la région. Dans certains cas, il s'agit de partager les acquisitions d'archives privées selon les champs d'intérêt de chacun. Pour d'autres, les principales activités seront tournées vers la formation, alors qu'ailleurs, les priorités portent plutôt sur la tenue d'expositions ou d'autres activités de diffusion.

En bref, on ne peut affirmer qu'un seul modèle de partenariat a été créé durant toutes ces années, mais plutôt que des expériences ont vu le jour afin de répondre à des situations particulières dans l'une ou l'autre région à l'initiative des responsables des centres d'archives de BAnQ et des organismes du secteur du patrimoine oeuvrant partout au Québec.

Retour au menu


De nouvelles bourses thématiques pour le Programme de soutien à la recherche

par Isabelle Crevier et Carole Melançon,
agentes de recherche Direction de la recherche et de l'édition

Au cours des dernières années, les sujets reliés à l'histoire des bibliothèques et des services d'archives ainsi qu'au rôle et aux enjeux de ces institutions ont certes retenu l'attention des chercheurs. Dans la foulée de ces recherches, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a présenté, en septembre dernier, un nouveau volet à son Programme de soutien à la recherche : des bourses thématiques en sociologie des bibliothèques et des services d'archives. Ces bourses seront attribuées pour la première fois dans le cadre de l'édition 2008-2009 des différents concours lancés cet automne.

Depuis 2003, le Programme offre des bourses de recherche visant la mise en valeur des collections de l'institution ou d'une partie de celles-ci. Ces bourses s'adressent principalement aux étudiants et aux chercheurs en littérature et en histoire, mais également aux spécialistes de domaines comme l'histoire de l'art, l'histoire des idées, l'histoire du livre et de l'imprimé, la musicologie, la sociologie, la philosophie, l'anthropologie, les communications, etc.

Tout en conservant les bourses de mise en valeur des collections, le Programme offre désormais deux bourses de recherche en sociologie des bibliothèques et des services d'archives. Celles-ci s'adressent aux étudiants québécois des cycles supérieurs, notamment ceux inscrits en bibliothéconomie, en archivistique, en gestion de l'information, en informatique, en communication, en littérature, en histoire, en sociologie, en anthropologie, en gestion, en sciences politiques, etc.

Ces nouvelles bourses, de 12 500 $ pour une recherche doctorale ou de 9 500 $ pour un projet de maîtrise, viennent bonifier l'enveloppe actuelle du Programme de soutien à la recherche, qui s'élève désormais à 90 000 $. Pour l'édition précédente des concours lancés à l'été et à l'automne 2006, cinq bourses ont été décernées à des chercheurs étrangers, trois bourses à des doctorants1 et trois autres bourses à des étudiants à la maîtrise.

Bourses aux chercheurs étrangers

  • Arnaud de Chassey, chercheur associé au Centre national de la recherche scientifique à Paris, dont le projet s'intitule « Éclosion de l'art au Québec : l'orfèvrerie locale du XVIIIe au début du XIXe siècle»;

  • Florence Davaille, enseignante à l'Université de Rouen, dont la recherche a pour titre « Naissance d'une esthétique du Nord : la genèse de L'Arbre blanc de Rina Lasnier (poétesse québécoise, 1910-1997)»;

  • Mélanie Méthot, professeure à l'Université de l'Alberta, dont le projet est « Bigamy : A Threat to Marriage or an Affirmation of it ?»;

  • Benedikt Miklos, doctorant à l'Université Christian Albrecht de Kiel, dont la recherche s'intitule « Répercussions des chansons révolutionnaires françaises sur les utopies dans la poésie canadienne (1760-1838)»;

  • Jacques Palard, directeur de recherche à l'Institut d'études politiques de Bordeaux, dont le projet porte le titre « Identité régionale et développement économique au Québec. L'énigme de la Beauce ».

Bourses doctorales

  • Nicolas Kenny, doctorant à l'Université de Montréal et à l'Université Libre de Bruxelles (cotutelle), dont le projet s'intitule « Forger la culture urbaine. Les quartiers industriels de Montréal et de Bruxelles, 1880-1914»;
  • Heather White, doctorante à l'Université McGill, dont la recherche a pour titre « Messiaen's Influence on the Compositional Techniques of Three Québécois Students : Serge Garant, Clermont Pépin, and André Prévost ».

Bourses de maîtrise

  • Alain Couillard, étudiant à la maîtrise à l'Université du Québec à Montréal, dont le projet est intitulé « Le premier manuel de physique publié au Québec : contexte et contenu des Notions élémentaires de physique de Joseph Cauchon »;

  • Guillaume Laforce, étudiant à la maîtrise à l'Université Laval, dont la recherche porte le titre « La commercialisation du manuel scolaire congréganiste au Québec : le cas de la production et de la circulation des manuels scolaires des Frères des Écoles chrétiennes, 1890-1920 »;

  • Nathalie Miglioli, étudiante à la maîtrise à l'Université du Québec à Montréal, dont le projet s'intitule « Les monographies paroissiales (1854-1925) : microrécits d'histoire de l'art au Québec ».

Concours de bourse exceptionnelle – collection de l'Institut canadien de Montréal

Bibliothèque et Archives nationales du Québec a lancé cet automne, dans le cadre de l'édition 2008-2009 du Programme de soutien à la recherche, un concours de bourse exceptionnelle relié à la collection de l'Institut canadien de Montréal. Ce concours vise à promouvoir et à soutenir une recherche ponctuelle sur cette collection récemment acquise de l'Institut Fraser-Hickson. L'ensemble, qui compte plus de 1380 titres, contient de nombreux livres anciens ainsi que des documents d'archives de grand intérêt, tels que des listes des membres de l'Institut canadien et des registres de prêts de livres.

La bourse exceptionnelle, d'une valeur de 15 000 $, versée pour un an, sera attribuée une seule fois à un étudiant inscrit au doctorat ou à la maîtrise dans une université québécoise. Le projet de recherche proposé devra porter sur un aspect ou sur une composante de la collection de l'Institut canadien de Montréal. Les champs disciplinaires admissibles demeurent les mêmes que pour les autres bourses de mise en valeur du Programme, soit la littérature, l'histoire (dont l'histoire de l'art, l'histoire des idées, l'histoire du livre et de l'imprimé), la musicologie, la sociologie, la philosophie, l'anthropologie, les communications ou tout autre domaine jugé pertinent.

La description de cette bourse exceptionnelle ainsi que le règlement complet sont disponibles sur le portail institutionnel . Vous n'avez qu'à choisir « Si vous êtes... du milieu de la recherche » dans la section située à gauche de la page d'accueil et à cliquer ensuite sur « Programme de soutien à la recherche ».

Retour au menu


Les visites guidées à la GB : mille richesses pour mille publics

par Geneviève Murray,
agente culturelle Direction de la programmation culturelle

Trois simples chiffres attestent à eux seuls le succès des visites guidées offertes à la Grande Bibliothèque. Trois chiffres qui devraient même être multipliés par deux pour tous ces yeux qui se sont agrandis devant les magnifiques espaces si lumineux de la Grande Bibliothèque, qui se sont écarquillés à la description de tous les services offerts gratuitement aux usagers (sur place et à distance) et qui ont brillé à la perspective de revenir pour parfaire l'exploration.

  • 10 040 visiteurs issus du grand public ont parcouru, à ce jour1, la Grande Bibliothèque lors de visites guidées à heures fixes. Des gens de partout, d'un océan à l'autre, d'outre-Atlantique et même parfois d'encore plus loin. Au programme : des visites guidées en français et en anglais, ainsi que des visites thématiques sur le design et l'architecture, ou sur les expositions présentées à la Grande Bibliothèque.

  • 15 867 personnes ont participé à des visites de groupes, offertes sur demande, depuis l'ouverture de la Grande Bibliothèque. Et les publics sont extrêmement variés dans cette catégorie ! Nouveaux arrivants – en processus de francisation ou non –, aînés, personnel de bibliothèques et de centres de documentation, touristes, groupes scolaires (de la deuxième secondaire à l'université), gens d'affaires, représentants des milieux culturels ou communautaires, personnes en démarche d'alphabétisation ou en recherche d'emploi. D'autres encore, comme des membres de sociétés d'histoire et de généalogie, des personnes ayant des handicaps (physiques, intellectuels, visuels ou auditifs), des journalistes et visiteurs de renom (gestionnaires de bibliothèques étrangères, diplomates, etc.), ont aussi apprivoisé les lieux et se sont enthousiasmés pour les multiples ressources mises à leur disposition.

  • 4 328 jeunes ont profité de visites scolaires depuis l'ouverture de la Grande Bibliothèque. Des visites scolaires conçues en corrélation avec les objectifs du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport présentées en quatre volets : Éveil à la lecture pour les enfants d'âge préscolaire et ceux de la maternelle ; Exploration et découverte, Animation littéraire et Exposition pour les jeunes du premier cycle du primaire jusqu'à la première année du secondaire.

Au rayon des questions les plus fréquemment posées, tous âges et tous types de groupes confondus : Combien y a-t-il d'employés ici ? Où sont traités les documents avant d'arriver sur les rayonnages ? Les colonnes sont-elles en marbre ? Combien d'exemplaires la bibliothèque achète-t-elle d'un roman très populaire ? Est-ce vrai que le budget de construction a été respecté ? Moi aussi, je peux avoir une carte d'abonné comme papa et maman ? Professionnels de l'équipe de l'animation et de la formation et bibliothécaires de l'Espace Jeunes ou de la Direction des services aux milieux documentaires, tous ont su répondre aux interrogations, mais surtout à la soif de savoir, de connaître, de voir, de toucher, de sentir les lieux, les atmosphères, le bien-être ambiant. Et grâce à l'étendue de ses collections, la Grande Bibliothèque, comme le riche portail de BAnQ, peut être longuement explorée… pendant des semaines, des mois, pourquoi pas toute une vie !

1  Les statistiques datent de la fin de juin 2007, soit deux ans et deux mois après l'ouverture de la Grande Bibliothèque.

Retour au menu


Le Centre d'archives de Québec: le kilomètre zéro du réseau des archives au Québec

par le personnel professionnel du Centre d'archives de Québec
sous la coordination de Marc-André Leclerc,
directeur du Centre d'archives de Québec et des archives gouvernementales de BAnQ

Les neuf centres d'archives de BAnQ

La Direction générale des archives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec offre ses services sur tout le territoire québécois grâce à un réseau de neuf centres régionaux. Cette série invite à découvrir l'histoire particulière de chacun de ces centres, de même que les fonds et collections qu'ils conservent.

Le Centre d'archives de Québec est le siège social de la Direction générale des archives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Le centre de l'activité archivistique a toujours été installé dans la capitale.

Dès 1920, le premier archiviste de la Province de Québec, Pierre-Georges Roy, a reçu comme principal mandat la conservation et la diffusion des archives du Régime français. Ces archives ont été conservées sous les combles de l'Hôtel du Parlement jusqu'en 1925, puis déménagées dans un nouveau bâtiment administratif de la colline parlementaire (aujourd'hui l'édifice Honoré-Mercier). Six ans plus tard, les archives ont été à nouveau transportées, cette fois au Musée du Québec (aujourd'hui le pavillon Gérard-Morisset). Enfin, au printemps de 1980, le Centre d'archives de Québec a été installé sur le campus de l'Université Laval, à l'intérieur du pavillon Louis-Jacques-Casault.

La conservation de documents historiques publics et privés

Les archives gouvernementales représentent une forte proportion des archives conservées au Centre d'archives de Québec. Cette mémoire de l'État renferme un inépuisable potentiel de recherche pour qui s'intéresse aux faits et gestes de l'administration gouvernementale, des débuts du Régime français jusqu'à l'instauration de l'État québécois tel que nous le connaissons aujourd'hui, en passant par le Régime anglais et la Confédération.

Les archives judiciaires des débuts de la colonie jusqu'au milieu des années 1970 y sont conservées, et leur volume continue à augmenter chaque année. On y trouve des procès des plus variés en matière civile, criminelle et pénale. Que l'on pense entre autres à l'affaire du Saultaux- Cochons, qui a inspiré Le crime d'Ovide Plouffe de Roger Lemelin, ou au procès qui a suivi le décès d'Aurore Gagnon, surnommée l'enfant martyre. En 1968, la Cour supérieure a entrepris le transfert d'archives civiles dans les fonds de BAnQ, en particulier les greffes de notaires, qui sont au nombre de plus de 500 aujourd'hui.

Les archives privées couvrent différents champs d'activité, notamment la politique (Jean Lesage, Robert Bourassa), l'histoire familiale (Papineau, Joly de Lotbinière), la culture (le cabaretier Gérard Thibault, le caricaturiste Raoul Hunter) ainsi que l'histoire industrielle et commerciale (Cie F.-X. Drolet, le photographe Paul-E. Lambert).

Les archives iconographiques comptent près de cinq millions de documents, dont 250 000 cartes postales, et proviennent de fonds d'archives de photographes et de studios tels Livernois, Lida Moser, Montminy et Georges Driscoll. De plus, le Centre d'archives de Québec conserve la majorité de la production cinématographique de l'Office du film du Québec ainsi que des productions privées comme celles de l'abbé Maurice Proulx, d'Omer Parent et d'Herménégilde Lavoie, ainsi que des documents sonores, principalement des récits de vie et des allocutions d'hommes politiques.

Les archives cartographiques et architecturales totalisent quelque 410 000 pièces regroupées en 350 fonds et collections d'archives. Le fonds le plus consulté est celui du ministère des Terres et Forêts avec plus de 4000 plans d'arpenteurs produits à partir du XVIIe siècle. Le fonds Raoul Chênevert se démarque avec ses 40 000 plans réalisés entre 1860 et 1945. Celui de la famille Staveley se distingue par l'intérêt artistique des plans créés entre 1846 et 1956. Enfin, les 1000 clichés de la Compagnie aérienne franco-canadienne témoignent des débuts de la photographie aérienne au Québec et forment un corpus unique de pièces pour les années 1925 à 1930.

Un lieu de diffusion amélioré par des partenariats

Sur place ou à distance, le personnel du Centre d'archives de Québec reçoit et traite les demandes provenant de la population en général et de publics spécialisés qui y puisent l'information permettant de mieux connaître l'histoire du Québec et de ses habitants, d'évaluer les décisions administratives, ou de retracer et de défendre les droits des citoyens. Des partenaires permettent d'assurer un meilleur service aux usagers en offrant la reproduction de documents, en organisant des activités de promotion et de formation communes, ou en aidant à répondre au courrier de recherche.

La bibliothèque du Centre, presque centenaire, compte près de 40 000 volumes touchant l'histoire de l'Amérique française, la généalogie et l'archivistique.

Soutien aux ministères et organismes gouvernementaux en gestion intégrée des documents (GID)

Depuis 2006, une équipe qui se consacre à la gestion intégrée des documents intervient en amont dans la création des documents de façon à mieux préparer le terrain pour les archives numériques, voire technologiques. Un programme de sensibilisation et de mobilisation a été préparé afin d'être appliqué dans les années à venir ; une évolution dans laquelle le Centre d'archives de Québec s'inscrit en promoteur.

Retour au menu

Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.