À rayons ouverts, no 66 (hiver 2006)

Table des matières

La vie de la BNQ


Redécouvrir Ferron

par Sophie Montreuil, agente de recherche,
Direction de la recherche et de l'édition
et Deborah Deslierres, recherchiste-rédactrice
Direction de la recherche et de l'édition

Alors qu'on célèbre le 20e anniversaire du décès de Jacques Ferron (1921-1985), la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ) honore la mémoire de l'écrivain en lui consacrant une exposition, qui sera présentée du 7 février au 14 mai 2006 dans les espaces de la Collection nationale, à la Grande Bibliothèque.

En juillet dernier, l'institution participait déjà aux différentes activités organisées, entre autres par la Société des amis de Ferron, pour commémorer ce 20e anniversaire en versant dans sa collection numérique un premier échantillon de 16 manuscrits numérisés de l'écrivain, tirés de son fonds d'archives. Actuellement en traitement, ce fonds pourra être mieux connu du public dès le printemps prochain, avec la parution du Répertoire numérique qui en décrira chacune des composantes. Nul doute que la mise en ligne de manuscrits numérisés, le Répertoire et l'exposition contribueront à enrichir notre connaissance de l'œuvre de Ferron, certes l'une des plus originales de la littérature québécoise.

Intitulée Redécouvrir Ferron et réunissant une centaine d'artéfacts, l'exposition ouvre une fenêtre sur l'œuvre ferronienne, vaste et polymorphe. À l'instar des De Gaspé père et fils, qui, au XIXe siècle, couchaient sur papier les contes de la tradition orale, Ferron a participé à la construction de la mémoire collective québécoise en s'inspirant de la pratique du conte et en la remodelant. Comme il l'explique lui-même dans sa « Chasse-galerie », tirée de Du fond de mon arrière-cuisine (Éditions du Jour, 1973), il « repique » les histoires traditionnelles afin de (re)donner, dans ses propres contes, la parole aux petites gens du passé et du présent. Témoignant de son profond humanisme, cette démarche lui permet également de construire ses récits contre les discours officiels tenus par les élites.

Né à Louiseville, dans le comté de Maskinongé, élève de l'inspirant père Bernier au collège Brébeuf, Ferron étudie la médecine à l'Université Laval. De 1946 à 1948, il pratique sa profession dans la région de Rivière- Madeleine, en Gaspésie, où il développe son amour d'une langue française fleurie et archaïque. Le Québec des clochers, sa faune, sa flore et sa géographie se taillent la part du lion dans ses contes, ses récits et son théâtre, marqués par de nombreuses références mythologiques. Installé définitivement sur la rive sud de Montréal dès 1949, Ferron le médecin-écrivain trouve le pays toujours plus « incertain » dans ses fondements linguistiques, sociaux et politiques. Il multiplie alors les collaborations avec les journaux et leur envoie de nombreuses lettres ouvertes, dans lesquelles il dénonce entre autres l'attentisme politique, les pratiques médicales barbares qui ont cours dans les hôpitaux psychiatriques, la détérioration de la langue et la marginalisation des artistes, des pauvres et des fous. Au début des années 1970, après de nombreuses années d'engagement politique actif, la compassion et l'ironie cèdent la place au doute et à une « immense fatigue ». L'ambition poétique qu'il poursuit de reprendre et de réécrire son œuvre, à partir de 1973, se heurte finalement à l'écriture de la folie, qui l'oblige à s'arrêter en laissant inachevé Le pas de Gamelin.

Les manuscrits et autres pièces que l'on pourra voir dans l'exposition témoignent avec éloquence de cette insoumission finale de l'écriture auparavant jaillissante. Les « coupés-collés » effectués par Ferron sur de grandes feuilles de papier, dont certaines portent l'en-tête du Parti Rhinocéros ou sont empruntées à sa pratique de médecin, montrent à eux seuls que l'œuvre est retravaillée. La présentation des textes ferroniens dans leurs diverses formes, manuscrites, tapuscrites, imprimées et éditées, atteste par ailleurs la quantité phénoménale de sa production, de même que la variété des genres pratiqués par l'écrivain au fil des décennies. « Je suis un écrivain mineur », se plaisait-il pourtant à répéter, en toute modestie. Avec ses pièces de théâtre, ses contes et ses récits, récompensés par de nombreux prix, en passant par ses « historiettes » publiées pendant près de 30 ans dans L'Information médicale et paramédicale et par ses essais, conférences et autres prises de parole, Ferron aura sans contredit marqué le paysage littéraire québécois de la seconde moitié du XXe siècle.

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Entretien avec Hélène Roussel, directrice générale de la diffusion à la Bibliothèque nationale du Québec

par Carole Payen, conseillère de la présidente-directrice générale

Bibliothécaire de l'année 2005

ARO – Madame Roussel, vous venez d'être désignée « bibliothécaire de l'année 2005 » par vos pairs de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec. Comment recevez-vous cette distinction?

HR – J'en suis évidemment très heureuse et aussi très fière, personnellement bien sûr, mais également pour toute l'équipe, mes collaborateurs, mes collègues.

Dans l'histoire de la profession et des bibliothèques au Québec, on retiendra que ce prix a été décerné pour la première fois en lien avec la Grande Bibliothèque de la BNQ, une institution qui marque une étape capitale de l'histoire des bibliothèques québécoises.

J'espère que cette distinction et le succès de cette nouvelle institution encourageront mes collègues, et particulièrement les jeunes bibliothécaires, à poursuivre leur idéal et à s'investir comme gestionnaires et comme visionnaires pour l'évolution des bibliothèques.

ARO – Il est souvent question, ces dernières années, d'une perte d'identité de la profession de bibliothécaire en raison de la spécialisation croissante des bibliothèques et de la grande diversité de l'offre documentaire qui y est proposée. Quel est votre point de vue sur cette question?

HR – Je suis très à l'aise avec cette évolution et je peux même dire que je la désire. Il faut rappeler que les bibliothèques ont toujours évolué et continueront de le faire. Et les bibliothécaires non seulement évoluent avec elles, mais encore gouvernent cette transformation.

Faut-il rappeler les parchemins, les livres enchaînés, les bibliothèques à rayons fermés où il fallait demander les documents souhaités à un préposé, ces préposés étant à certains moments des bibliothécaires professionnels gardiens des collections et des bonnes lectures?

Les bibliothèques publiques d'aujourd'hui sont loin des petites bibliothèques paroissiales aux rayons trop peu nombreux et au choix limité : elles sont plus grandes, accueillantes, ouvertes, diversifiées, et offrent des documents sur tous les supports.

Les bibliothèques ont été parmi les premières à adopter et à offrir l'univers de l'Internet à leurs usagers, en proposant ressources et services en ligne. Et, dans ce domaine, les bibliothèques québécoises ont franchi le pas dès le début des années 1990.

ARO – On exige désormais du bibliothécaire une grande polyvalence, notamment dans les petites et moyennes structures. Comment faire face à ce défi?

Les écoles de bibliothéconomie et de sciences de l'information proposent des programmes pour permettre à leurs diplômés d'œuvrer aisément dans différents milieux documentaires, petits ou grands, spécialisés ou non.

La bibliothéconomie et les sciences de l'information, c'est un peu comme l'école en général: elles enseignent à trouver, à apprendre. De plus, le bibliothécaire diplômé continue de développer ses connaissances et ses aptitudes, par l'expérience et par des formations ultérieures qu'il doit parfois se donner à titre individuel, l'employeur n'étant pas toujours présent dans cette démarche.

Quoi qu'il en soit, le défi de la polyvalence n'est certainement pas propre à la profession de bibliothécaire dans le monde d'aujourd'hui.

ARO – Quel bilan faites-vous de l'introduction des nouvelles technologies de l'information dans les bibliothèques?

HR – Personnellement, je ne saurais m'en passer et les bibliothèques non plus, cela me semble plus qu'évident. Les nouvelles technologies permettent des économies de tâches répétitives – par exemple la production et le classement manuels de fiches cartonnées, des méthodes auxquelles on ne pourrait revenir aujourd'hui.

Elles permettent également d'obtenir une information à jour, partagée, accessible : grâce au catalogue informatisé, on voit, dès le moment du prêt, que le document est emprunté et sa date prévue de retour.

Les nouvelles technologies de l'information donnent aux bibliothèques des outils fantastiques pour la diffusion à distance : des bases de données, des ouvrages de référence, des livres électroniques, des collections numériques; elles rendent aussi disponible sans limite géographique une gamme importante de services : référence en ligne, renouvellement et réservation de documents, etc.

Elles créent donc une plus grande ouverture, une plus grande accessibilité à la bibliothèque. On peut dire qu'il existe maintenant deux adresses pour la bibliothèque : une dans une ville et une adresse sur l'Internet.

ARO – La bibliothèque n'est plus une institution isolée et on parle de plus en plus de fonctionnement en réseau. Quelles sont les priorités et les voies d'avenir dans ce domaine?

HR – Je commencerai par dire que la coopération entre les bibliothèques n'a pas attendu les nouvelles technologies pour se développer et se concrétiser. Depuis longtemps déjà, les bibliothèques travaillent en collaboration pour le traitement documentaire: par exemple, les Services documentaires multimédias (SDM) ont été mis sur pied par le ministère de l'Éducation au début des années 1960 pour traiter une seule fois un titre acquis dans de nombreuses bibliothèques.

De même, le prêt entre bibliothèques est un système établi depuis des dizaines d'années, largement utilisé dans certains milieux documentaires québécois, notamment dans les bibliothèques universitaires. La BNQ participe à ce réseau de prêt, comme le faisait la Bibliothèque centrale de Montréal, en tant que bibliothèque-ressource.

Cela dit, il est certain que les nouvelles technologies facilitent la mise en réseau des bibliothèques à travers plusieurs outils et techniques: catalogues sur le Web, interrogation simultanée de plusieurs catalogues, échange de données, achat et archivage de ressources en consortium. Ainsi, le projet de catalogue collectif québécois, qui permettra l'interrogation simultanée de catalogues de plusieurs bibliothèques publiques dans une région donnée, favorisera sans aucun doute les prêts entre bibliothèques et donc une meilleure réponse aux besoins des usagers.

Actuellement, l'attention se porte surtout sur d'autres services comme la référence virtuelle coopérative, souvent désignée sous l'appellation « ask a librarian ». Très souvent, les questions posées dans différentes bibliothèques se ressemblent. Dans un réseau de bibliothèques associées pour la référence virtuelle, un bibliothécaire de la bibliothèque A pourrait donc répondre à un usager de la bibliothèque B le vendredi soir et vice-versa le dimanche matin. Une telle coopération permet aux bibliothèques d'offrir à leurs usagers des heures de service de référence très étendues.

ARO – Venons-en à votre expérience personnelle à la Bibliothèque nationale du Québec. Quels étaient vos objectifs lorsque vous avez pris les fonctions de directrice générale de la diffusion de cette institution?

HR – J'ai eu la chance de me joindre à l'équipe de la Grande Bibliothèque dès novembre 1999. En prenant la relève de Yvon-André Lacroix comme directrice générale de la diffusion en septembre 2003, mon principal objectif consistait d'abord et avant tout à préparer l'ouverture de la Grande Bibliothèque.

La formule semble simple, mais elle revêtait alors de nombreuses facettes d'une ampleur exceptionnelle. Il fallait prévoir l'aménagement des espaces du public et du personnel, en collaboration avec les responsables du projet de construction et les architectes; définir les spécifications des équipements et mobiliers, qui ont conduit à plus d'une centaine d'appels d'offres publics ; identifier les services que nous souhaitions offrir et en assurer la planification. Nous avons également mis sur pied des services aux milieux documentaires, et en premier lieu aux bibliothèques publiques.

Pour ce qui concerne les nouvelles technologies, il a fallu organiser l'implantation de systèmes informatiques non seulement pour la gestion documentaire, mais aussi pour la gestion de la relation client et développer des contenus pour le nouveau portail de la BNQ, mis en ligne en janvier 2005.

Dans le domaine des ressources documentaires, le défi était également de taille : acquisition et traitement de 475 000 nouveaux documents pour la collection de prêt et de référence, sans oublier une sélection importante de ressources électroniques; intégration de plusieurs collections existantes, attrayantes et bien organisées dans un seul lieu, essentiellement en accès libre; introduction de ces collections dans le nouveau catalogue informatisé Iris fusionné; déménagement et mise en rayon de ces collections.

Je dois dire que ces tâches gigantesques ont été conduites de main de maître par nos équipes. À titre d'exemple, à elle seule, la mise en rayon a requis quelque 20 000 heures de travail.

D'ailleurs, parmi les enjeux majeurs de ma mission, la constitution d'une équipe d'environ 300 personnes, dont seulement le tiers était en place à l'automne 2004, quelques mois avant l'ouverture, n'était certainement pas le moindre. Bâtir une telle équipe, ce n'est pas seulement recruter : c'est également accueillir, former, réunir dans une culture commune et dans le partage d'objectifs de service bien identifiés. Encore une fois, un merveilleux travail de collaboration a été mené par les équipes de la direction générale de la diffusion et de la direction des ressources humaines.

Nous avons toujours été déterminés à réussir l'ouverture de la Grande Bibliothèque qui était attendue par un grand nombre, mais dont la pertinence a été mise en doute par certains jusqu'à la dernière minute. Je crois que nous pouvons affirmer avec fierté que nous avons relevé le défi.

ARO – Chacun sait que la Grande Bibliothèque bat des records d'affluence depuis son ouverture au public, en mai 2005. Comment réagissez-vous face à ce succès?

HR – Effectivement, même pendant la période estivale, le nombre de documents empruntés par semaine est passé de 45 000 à 65 000. Ce sont maintenant 70 000 documents qui sont empruntés chaque semaine, auxquels s'ajoutent 35 000 documents consultés sur place.

C'est évidemment avec grande satisfaction et beaucoup de plaisir que nous voyons les clients fréquenter et utiliser la Bibliothèque comme ils le font.

C'est ce qui alimente notre énergie et notre courage pour poursuivre nos efforts. Car, bien sûr, depuis l'ouverture et pendant plusieurs mois encore, nous devons ajuster les services que nous offrons en comptant sur un personnel très soucieux de répondre aux attentes de la clientèle, très compréhensif et très souple. Nous lui en sommes reconnaissants au quotidien, même si nous ne pouvons pas le lui dire aussi souvent que nous le voudrions.

Concrètement, pour réagir à cette fréquentation importante, nous avons ajouté des postes d'abonnement, localisés temporairement dans le hall de l'édifice. Aux quatre postes de prêt en libre-service initialement prévus, nous en avons ajouté quatre autres en septembre. Plus de 50% des prêts sont maintenant enregistrés de façon autonome par des clients.

Depuis septembre également, nous avons mis en place un système de réservation des postes de visionnement et des postes multimédias pour permettre à un plus grand nombre de personnes d'y avoir accès et éviter que certains usagers les monopolisent pour de longues heures. Et nous travaillons actuellement à organiser les tâches et les horaires pour une équipe plus nombreuse.

Je le répète : tout cela ne serait pas possible sans des gestionnaires motivés et dévoués et sans des employés compétents et responsables.

ARO – Quelles seront les nouveautés offertes à la clientèle de la BNQ en termes de ressources et de services dans les mois à venir?

HR – Pour ce qui concerne les ressources, la Grande Bibliothèque continuera d'offrir une vaste sélection de nouveautés, afin de faire découvrir des titres qui ne sont pas toujours présents dans les bibliothèques et dans les librairies plus petites. Elle proposera aussi des ressources électroniques toujours plus nombreuses, autant que possible en français, ce qui n'est pas très fréquent dans ce domaine.

Quant aux services, nous souhaitons développer ceux qui sont destinés aux nouveaux arrivants, grâce à une entente en voie d'être conclue avec le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, ainsi que l'offre tournée vers des clientèles spécifiques, telles les personnes ayant une déficience visuelle mais aussi d'autres handicaps, ou les personnes qui font partie de ce qu'on appelle « les clientèles empêchées » qui, pour diverses raisons, ne fréquentent pas spontanément la bibliothèque.

Et nous poursuivrons bien entendu la mise en ligne de nouveaux services sur notre portail et le développement du catalogue collectif.

ARO – Une nouvelle étape importante sera franchie à la fin de ce mois de janvier 2006 avec l'intégration des Archives nationales du Québec à la BNQ. Quel en sera l'impact sur les activités de diffusion dont vous assumez la direction?

HR – Le service de généalogie est déjà regroupé au Centre d'archives de Montréal, rue Viger. Par ailleurs, les ressources de cette nouvelle institution favoriseront sans aucun doute la recherche documentaire qui pourra s'orienter à la fois vers des documents publiés et vers des documents d'archives.

Le personnel du Centre de relation client et du Service de référence à distance de Bibliothèque et Archives nationales du Québec devra également élargir son champ de connaissance pour bien orienter une clientèle encore plus vaste et pour répondre à ses besoins diversifiés.

ARO – En ce début d'année, quels souhaits formez-vous pour l'ensemble de vos collègues bibliothécaires?

HR – Je voudrais surtout que chacun prenne conscience du chemin parcouru par les bibliothécaires et par les bibliothèques dans notre société depuis une vingtaine d'années.

Il est vrai que les chiffres récents sur les pratiques culturelles des Québécois semblent indiquer une baisse de la lecture chez les jeunes. Cela me désole, car on sait l'immense plaisir qu'ont les enfants et les adolescents qui aiment lire. La lecture engendre non seulement la culture, la connaissance, mais elle est aussi un instrument d'autonomie et de liberté. Professeurs, parents et bibliothécaires doivent donc poursuivre leurs efforts, voire les intensifier et, à cet égard, on ne peut que saluer le bien-fondé du plan d'action du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport pour la lecture à l'école. Parmi les vœux que je forme pour l'ensemble de notre profession, figurent donc un rayonnement encore plus large du plaisir de la lecture et une appropriation encore plus grande par le public des lieux de culture que nous lui offrons, des lieux physiques, mais aussi virtuels.

Je souhaite que, pour le plus grand nombre, la bibliothèque devienne un réflexe de vie, une compagne pour la vie.

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Un outil de gestion des archives pour les maisons d'édition

par Sophie Montreuil, agente de recherche
Direction de la recherche et de l'édition

Quelques mois avant leur fusion officielle, la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ) et les Archives nationales du Québec (ANQ) ont publié conjointement un Guide de gestion des archives de maisons d'édition. Imprimé à 500 exemplaires, ce Guide a été expédié gratuitement à l'ensemble des maisons d'édition québécoises, dans le cadre d'une campagne de promotion à laquelle l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) a également participé.

Le projet du Guide de gestion des archives de maisons d'édition est né à la suite d'une enquête menée dans le sillage des activités du comité Mémoires de l'édition, créé en août 2002 à l'initiative de la BNQ et composé de représentants des ANQ, de la Chaire de recherche du Canada en histoire du livre et de l'édition de l'Université de Sherbrooke, de l'ANEL et de certaines unités administratives de la BNQ. L'enquête a permis de documenter l'état alarmant dans lequel sont généralement conservées les archives du milieu éditorial québécois. Elle a révélé les difficultés auxquelles les maisons d'édition se heurtent lorsqu'elles sont confrontées au classement de leurs documents. Ce sont précisément ces difficultés que le Guide souhaite résoudre, en offrant aux maisons d'édition un outil spécialement créé pour elles.

La rédaction du Guide a été confiée aux ANQ, plus particulièrement à Gilles Héon et à Caroline Sauvageau, qui se sont inspirés du Guide de gestion des archives d'entreprises que préparait au même moment le Réseau des archives du Québec (RAQ). Fruit d'un partenariat, le Guide de gestion des archives de maisons d'édition a aussi pu compter sur la collaboration d'un comité consultatif formé de Michel Biron, archiviste à la BNQ, de François David, archiviste aux ANQ, de Martin Doré, chercheur et professeur à l'Université de Sherbrooke, et de Michel Gay, gestionnaire aux Éditions Fides.

Dans la préface qu'ils signent ensemble, Sylvie Lemieux, conservatrice et directrice générale des ANQ, Lise Bissonnette, présidente-directrice générale de la BNQ, et Gaston Bellemare, président de l'ANEL, formulent le vœu de voir le Guide de gestion des archives de maisons d'édition rayonner dans d'autres secteurs du milieu culturel. On ne peut que louer ce projet, qui contribuerait sans nul doute à l'enrichissement de la mémoire collective du Québec.

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Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.