À rayons ouverts, no 64 (été 2005)

Table des matières

La vie de la BNQ


Entretien avec Luc Bourdon

par Carole Payen, conseillère de la présidente-directrice générale

ARO/// Monsieur Bourdon, avant de nous parler de votre rencontre avec la Grande Bibliothèque, pourriez-vous vous présenter aux lecteurs de À rayons ouverts?

L.B./// Je suis Montréalais d'origine et je crois que les gens me connaissent surtout pour mon œuvre vidéographique, qui m'a valu le prix Bell Canada en 1998. Ce prix est décerné chaque année depuis 1990 et il récompense un vidéaste choisi parmi des candidats de partout au Canada. J'ai été aussi des débuts du projet du Complexe Ex-Centris, de 1996 à 2004, à titre de programmateur et directeur général et artistique du Festival international du nouveau Cinéma et des nouveaux Médias de Montréal (FCMM).

Si l'on reprend les choses depuis le début, j'ai commencé à travailler comme placier, puis comme projectionniste à l'âge de 15 ans dans un lieu fantastique qui s'appelait le Centre d'art et d'essai Élysée, au coin de Milton et de Saint-Laurent. Cette première expérience m'a permis de projeter durant mes études les films des grands auteurs. À l'époque, je ne me rendais absolument pas compte du privilège de vivre cette expérience. Je projetais des films à l'Élysée et je tournais en Super-8 mes films à l'école avec les amis.

Depuis le début des années 1980, j'ai fait à peu près tous les métiers dans le domaine de la vidéo. Il faut se rappeler qu'à cette époque, il y avait une forte résistance des milieux du cinéma à l'égard de la vidéo, qui était perçue comme l'arme fatale qui allait tuer le cinéma… Ce qui n'est pas du tout arrivé, bien au contraire. La cassette vidéo a permis une démocratisation de l'espace cinéma. Pour ma part, le nouvel espace vidéo émergent était un terrain de jeu fertile pour explorer et expérimenter en toute liberté, avec ces nouvelles technologies que l'industrie du cinéma regardait avec si peu d'enthousiasme.

Mon parcours est assez atypique puisque je me suis retrouvé autant à faire de la diffusion comme programmateur, professeur, directeur de festival, que de la réalisation de courts métrages, de documentaires pour la télévision, d'installations au théâtre, à l'Espace Go entre autres.

Je n'ai jamais manqué de travail et, à travers tout cela, il y a une dominante : je me suis toujours amusé et j'ai tenté de ne pas me prendre trop au sérieux.

ARO/// Quel est pour vous l'enjeu essentiel d'une œuvre vidéo?

L.B./// Par la caméra vidéo, on est appelé à regarder, à témoigner, à prendre des fragments de réalité pour reconstruire un espace-temps qu'on appelle un documentaire d'une heure ou une heure trente. Souvent, face à cela, il y a des attentes extraordinaires : on nous demande de livrer quelque chose qui va au-delà de ce que les gens voient. Dans cette idée de révélation réside un grand défi et naissent aussi certaines angoisses; on se trouve imposteur dans de nombreuses situations. On prend par exemple 35 ou 40 heures de la vie d'une grande bibliothèque qui se construit et on doit en sortir un portrait de 52 minutes 30 qui doit être plus vrai que nature. Lors de la période de montage, on se retrouve dans une chambre noire à regarder des écrans, on observe des réalités qui ont déjà disparu et on colle ces différents morceaux pour qu'en émerge une réalité la plus proche possible de celle que vivent les gens au quotidien. De là naît un certain sentiment d'imposture. Simon Brault, directeur général de l'École nationale de théâtre, avec qui j'ai travaillé à deux documentaires sur l'École, m'a rassuré à ce sujet : il paraît que dans un tel processus, c'est naturel, et même préférable de se sentir incompétent face au sujet.

ARO/// Vous venez d'évoquer le tournage du film consacré à la Grande Bibliothèque. Comment êtes-vous entré dans ce projet?

L.B./// C'est Mme Bissonnette qui m'y a invité. Au départ, j'ai refusé parce que je ne voyais pas comment je pourrais avoir le temps. J'étais alors directeur du Festival du Nouveau cinéma de Montréal, un travail que j'avais un plaisir fou à accomplir. Cela dit, je devais faire face à une contradiction importante dans ma vie : je désirais m'occuper du Festival, mais aussi faire des films.

Lorsque Mme Bissonnette m'a approché, je lui ai donc dit que je ne pourrais me lancer dans le projet sur la Grande Bibliothèque qu'avec un coréalisateur. Je lui ai présenté Serge Cardinal et nous avons commencé comme cela. Très vite, j'ai vu que je ne pouvais pas mener de front les deux activités. Je me suis donc retiré du tournage et c'est Serge Cardinal qui en a réalisé le premier volet – La bibliothèque entre deux feux. Par contre, je ne voulais pas manquer le deuxième rendez-vous. C'est pourquoi j'ai par la suite, entre autres raisons fortes, quitté le Festival pour me consacrer à la deuxième partie du film sur la Grande Bibliothèque.

ARO/// Êtes-vous entré dans ce projet avec un scénario précis?

L.B./// Le premier film, réalisé par Serge Cardinal, resituait le projet de Grande Bibliothèque dans une perspective historique et sociétale, d'où ressortait une urgence. Le deuxième volet était, lui, une « lecture de chantier », un making of de la GB avec 14 jours de tournage étalés sur 12 mois, de juin 2004 à mai 2005. Il fallait essayer de suivre et de comprendre les dimensions conceptuelles et architecturales de la construction, puis de l'implantation et de l'ouverture de la nouvelle bibliothèque. Pour cela, j'ai choisi de cerner les joueurs clés. Et je dois dire que je n'ai jamais rencontré au cours d'un tournage autant de gens intelligents et dévoués au projet qu'ils portaient, qu'il s'agisse de Mme Bissonnette, évidemment, mais aussi de Jean Roy, de Stéphane Chevalier, d'Hélène Roussel, de Michel Dallaire et d'autres encore. Dans cette approche, la synchronicité était essentielle : cela ne donnait rien par exemple de rencontrer Michel Dallaire en atelier, pendant la fabrication des meubles. Il fallait le voir sur place, avec le mobilier. De même, il était impensable de ne pas filmer Jean-Pierre Morin au moment unique de l'installation de sa sculpture, à l'entrée principale de l'édifice. Et je dois dire que, chaque fois, un petit miracle a eu lieu.

ARO/// Aviez-vous l'idée de faire passer des messages à travers vos images?

L.B./// Non, j'étais là, disons, comme une éponge qui s'imprègne de tout. Je voulais tout regarder, tout écouter; essayer de comprendre pour être témoin. En salle de montage, on partage un privilège avec les psy : on entend plusieurs fois parler de la même réalité, de la même obsession énoncée différemment par des personnes différentes; sans parler du langage du corps, des yeux.

ARO/// Durant ce tournage qui vous a mobilisé pendant un an, quel type de relation avez-vous développée avec la Grande Bibliothèque?

L.B./// J'ai désormais un sentiment d'appartenance profond vis-à-vis d'elle. Comme je vous l'ai dit, au début, je me sentais imposteur, j'étais un corps étranger dans le projet. Peu à peu, j'ai pris conscience que ce lieu allait provoquer une chose immense et importante pour la société québécoise.

La résistance que j'avais connue lorsque je travaillais à la genèse du projet Ex-Centris, je l'ai retrouvée à propos de la Grande Bibliothèque. Depuis le début, il y avait des reproches, des critiques; moi je disais juste « attendez de voir ». Et à l'ouverture, là il y a eu une très belle réaction, on a pu sentir la joie extrême des gens. Je suis convaincu que dans le processus de démocratisation de la culture au Québec, il y aura avant et après l'ouverture de la Grande Bibliothèque.

ARO/// Plus concrètement, quelles difficultés majeures avez-vous rencontrées au fil du tournage et du montage?

L.B./// La seule difficulté, au-delà des limitations qu'impose un chantier, a été la trop grande masse d'informations disponibles. Les connaissances des bibliothécaires, par exemple, sont impressionnantes. Il n'est pas possible de tout filmer, de tout enregistrer. Dans un tournage comme celui-là, on a un peu le vertige en pensant à tout ce qui nous échappe, mais je crois quand même que nous avons saisi « les gros morceaux ». Et puis, avec le recul du temps, avec toute la médiatisation qui a entouré l'ouverture de la Grande Bibliothèque, il a aussi fallu faire attention d'éviter la redite. Le film ne doit pas venir confirmer des choses que tout le monde sait déjà; il doit être attrayant, apprendre des choses, demeurer un spectacle.

En fait, le tournage s'est déroulé dans de très bonnes conditions grâce à une petite équipe « tricotée serrée », qui a suivi le projet depuis le début. Luce Roy s'est occupée de la production et j'ai eu la chance de travailler avec un directeur photo, Bernard Fougères, qui est l'une des personnes qui connaît le mieux sans doute, depuis les origines, le projet de Grande Bibliothèque. J'avais un recherchiste-directeur photo, ce qui est exceptionnel.

ARO/// Cette relation particulière qui vous lie à la Grande Bibliothèque ne vous a-t-elle pas donné l'envie de réaliser un troisième film, cette fois consacré à sa vie avec les usagers?

L.B./// Non, je veux d'abord terminer le travail entrepris, le diffuser, le faire connaître et me tourner vers de nouveaux défis. Il y a aussi cette difficulté légale qui fait qu'on ne peut plus filmer ce public qui vit dans la Grande Bibliothèque. Mais il est vrai, pourtant, que le ballet sonore et visuel du public qui s'est emparé de la Bibliothèque dès son ouverture est fascinant…

ARO/// Quand pourrons-nous enfin voir votre film?

L.B./// Rendez-vous au mois de septembre, sur Télé-Québec.

 

Retour au menu


Bernard Fougères : la mémoire du chantier

par Caroline Lavallée, responsable de rédaction et de relations publiques Direction des communications et des relations publiques

Directeur photo de documentaires depuis 25 ans, Bernard Fougères a participé au tournage de nombreux films dont deux1 ont été nommés aux Gémeaux et un a récemment remporté le prix du meilleur film éducatif 2 au 23e Festival international du film sur l'art. Concepteur d'éclairages, il a réalisé la mise en lumière de plusieurs expositions dont celle de Égypte éternelle, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal du 27 janvier au 23 mai 2005. Parallèlement à ces deux carrières, il est également photographe d'architecture. Et c'est à ce dernier titre que À rayons ouverts a rencontré Bernard Fougères et vous présente cet architecte du regard. Celui-là même qui a documenté le projet de construction de la Grande Bibliothèque, depuis les travaux de démolition du Palais du Commerce jusqu'à l'accueil du tout premier client dans le nouvel édifice de diffusion de la Bibliothèque nationale du Québec.

Bernard Fougères se dit non seulement passionné d'architecture, mais aussi de livres et de mots. C'est d'ailleurs avec une lettre manuscrite rédigée en avril 2000 qu'il a manifesté à Mme Lise Bissonnette, alors présidente-directrice générale de la Grande bibliothèque du Québec, son intérêt à documenter en images la construction de la Grande Bibliothèque. Avec la plume et le papier – outils d'expression et de création souvent relégués aux oubliettes en cette ère informatique –, il a su se démarquer auprès de Mme Bissonnette, qui recevait quotidiennement par courriel une quantité impressionnante d'offres de services et de propositions de toutes sortes. Au-delà de son talent confirmé et de ses réalisations, ce sont des mots, qu'il a pris le temps de coucher sur papier, qui ont permis à Bernard Fougères d'être du voyage, de vivre l'histoire de la Grande Bibliothèque et, surtout, de la raconter.

Bien que Bernard Fougères ait plusieurs fois auparavant photographié des projets architecturaux, celui de la Grande Bibliothèque est le seul qu'il ait eu l'occasion de documenter du début à la fin. Une occasion rare, ditil, car, habituellement, les architectes font appel aux photographes uniquement une fois le projet de construction terminé; il peut arriver que ces derniers soient invités à photographier le chantier à deux ou trois reprises, tout au plus. Bernard Fougères se considère donc comme un témoin privilégié de l'histoire de la Grande Bibliothèque, qu'il souhaitait partager avec d'autres à travers ses photographies.

La démarche artistique qu'a privilégiée le photographe au cours de son séjour sur le chantier témoigne de sa volonté de montrer, de raconter l'évolution de la Grande Bibliothèque. En effet, Bernard Fougères s'est tracé un itinéraire à l'intérieur du chantier, qu'il empruntait religieusement chaque fois qu'il revenait sur les lieux. Il photographiait ainsi les mêmes points de vue, qu'il voyait se transformer d'une semaine à l'autre. Cette approche lui a permis d'illustrer la progression, l'ampleur et la complexité du projet.

La lumière naturelle, élément clé du projet architectural, s'est nécessairement inscrite dans la démarche artistique de Bernard Fougères. Pas question, donc, d'utiliser le flash. À la Grande Bibliothèque, le photographe préfère travailler strictement avec la lumière du jour; l'apprivoiser, avec sa personnalité, ses couleurs et ses humeurs changeantes. « J'attends la lumière. Si elle ne me plaît pas, je reviens quelques jours plus tard, quand elle est belle […] Pour voir une lumière fantastique, il faut entrer dans l'édifice avant huit heures le matin. Les murs explosent de lumière », nous a-t-il confié à ce sujet.

C'est aussi en raison de la luminosité de l'édifice que Bernard Fougères a préféré l'appareil photo traditionnel, et plus particulièrement la chambre photographique3, à l'appareil numérique. Le photographe explique que le film présente un grain, une finesse et une lumière que l'on ne retrouve pas dans les clichés pris avec les appareils numériques et permet de réaliser des photos de la plus haute qualité. La chambre photographique a aussi ceci de particulier qu'elle permet de redresser les lignes et, ce faisant, d'atténuer les distorsions causées par les effets de perspective, pour le plus grand plaisir des architectes, qui souhaitent d'abord et avant tout voir des lignes bien droites.

Si le photographe s'intéresse aux particularités architecturales de la Grande Bibliothèque, à savoir les lignes, les volumes et les trois « peaux » de l'édifice – les lames de verre dépoli, les fenêtres et les chambres de bois –, il semble tout aussi fasciné par les individus qui l'ont érigée et aussi par ceux qui l'habitent aujourd'hui.

À cet égard, il précise qu'il existe deux tendances en photographie d'architecture: la première consiste à épurer les photos, donc à extraire de la composition tous les éléments non architecturaux, de manière à donner toute la place au projet de construction; la seconde consiste quant à elle à intégrer des personnes dans la composition de l'image, non seulement afin de donner une idée de l'ampleur de l'édifice, mais aussi afin d'en communiquer l'esprit et l'ambiance. Et c'est cette deuxième tendance que préfère Bernard Fougères.

D'ailleurs, parmi toutes les photos qu'il a prises, celles sur lesquelles figurent des ouvriers lui plaisent particulièrement. « Parce qu'on voit le travail d'équipe. Des gars – et des filles aussi – avec des marteaux, les pieds dans la boue […] On voit vraiment l'essence du chantier. »

Ce chantier, tout comme l'édifice qui y règne aujourd'hui, Bernard Fougères se l'est véritablement approprié. À tel point que, lorsqu'il a vu les premiers usagers entrer dans la Grande Bibliothèque, le 30 avril dernier, il a eu l'impression de les accueillir chez lui : « C'étaient comme des invités dans ma maison. Ce lieu a été ma deuxième maison pendant quatre ans. Ce chantier-là, c'était un peu chez moi. »

Les quelque 6 000 photos que Bernard Fougères aura prises pendant ces quatre années n'auront pas seulement servi à documenter la construction du nouvel équipement culturel, afin que son histoire demeure longtemps dans notre mémoire visuelle. Elles auront aussi permis au photographe de traduire, à travers son regard et dans un langage accessible à tous, le dialogue privilégié qu'il a entretenu avec un chantier que l'on croirait presque doté d'une âme.


1. Aventures Torngat, de Marc Blais (1985); Journal d'un fou, de Mark Blandford (2001).

2. Moshe Safdie, The Power of Architecture, de Donald Winkler (2004).

3. Appareil de photographie professionnelle à grand format de pellicule et ayant généralement un long soufflet et un dos à bascule; il rappelle les appareils utilisés au début du XXe siècle.

Retour au menu


Les premières semaines de la Grande Bibliothèque

par Danielle Chagnon, directrice des services à la clientèle

Les premières semaines d'activités de la Grande Bibliothèque ont été très intenses, c'est le moins qu'on puisse dire. Une grande émotion habitait tout le personnel, le matin du 3 mai 2005, alors que les usagers s'appropriaient enfin leur Bibliothèque. Nous nous sommes habitués depuis à partager cet espace qui, lorsqu'il était vide, nous semblait si grand et qui maintenant accueille en moyenne 8 000 PERSONNES QUOTIDIENNEMENT.

Fréquentation de la Grande Bibliothèque

Plus de 227 000 personnes ont fréquenté la Grande Bibliothèque au cours du mois de mai, dont plus de 48 000 à la Collection nationale – un nombre plus élevé que celui de l'ensemble des usagers qui ont fréquenté les édifices Saint-Sulpice et Ægidius-Fauteux durant toute l'année 2003-2004.

La section Actualités et Nouveautés, qui est ouverte tous les jours de 10 h à minuit, est également fort achalandée, particulièrement les lundis, alors que le reste de la Bibliothèque est fermé. De 22 h à minuit, on y trouve aussi en grand nombre une clientèle qui apprécie la consultation des revues et journaux, de même que l'accès aux postes informatiques.

Une clientèle diversifiée

La clientèle qui fréquente la Grande Bibliothèque est très diversifiée : des bambins confortablement installés dans leur poussette qui visitent les lieux avec leurs parents; des adolescents qui découvrent avec émerveillement toutes les collections qui y sont offertes; des chercheurs, ravis de la richesse de la Collection nationale et ébahis par l'impressionnante chambre de bois qui l'abrite; et d'autres qui, sans jamais avoir touché à une souris, veulent connaître les secrets de la recherche fédérée. Il y a aussi ceux qui sont heureux et rassurés de retrouver le personnel de la Bibliothèque centrale, de la Phonothèque et des édifices Saint- Sulpice et Ædigius-Fauteux et qui comparent les nouvelles et les anciennes façons de faire.

On remarque également que beaucoup d'usagers provenant des communautés culturelles et de la communauté anglophone s'approprient la Bibliothèque avec enthousiasme, souvent en groupe ou en famille.

L'abonnement

Après deux mois d'ouverture, le nombre d'abonnés s'élève à 140 000, incluant les 65 000 abonnés de la Bibliothèque centrale de Montréal et les 5500 abonnés du Service québécois du livre adapté, dont les dossiers ont été transférés à la BNQ. Plus de 26 000 personnes se sont abonnées aux services en ligne et ont maintenant accès aux banques de données et aux autres services offerts à distance.

L'emprunt de documents

Cette fonction importante de toute bibliothèque publique qu'est l'emprunt de documents s'est révélée plus populaire que prévue. Quelque 443 000 prêts ont été faits, dont près de 40 % par le biais des postes en libre-service. Parmi les documents les plus empruntés, notons ceux de la collection de romans et de la collection multilingue, ainsi que les films et les disques compacts musicaux.

La consultation des documents et le travail sur place

Plusieurs usagers profitent des collections de référence ou de consultation sur place. Les espaces de travail situés au niveau 3, du côté est de l'édifice, de même que ceux de la Collection nationale, de l'aire de travail de la section des cartes et plans et des terrasses de lecture longeant le déambulatoire sont particulièrement prisés. On constate qu'un grand nombre d'usagers utilisent leur ordinateur portable et profitent de l'accès à Internet par le réseau sans fil de la Bibliothèque.

Postes informatiques

Les postes du Laboratoire de langues se sont révélés très populaires durant le premier mois d'ouverture. Le visionnement de films sur place, tant à la section Musique et films qu'à l'Espace Jeunes, a reçu un accueil des plus favorables de la part des usagers. Les postes multimédias et les postes donnant accès au catalogue Iris sont très sollicités, bien que les 350 postes offerts au public suffisent pour le moment à la demande.

Service d'information et de référence

Les usagers s'adressent massivement au personnel des différents comptoirs d'information et de référence ou encore à distance. Plus de 145 000 questions ont été posées aux employés, certaines nécessitant des recherches très poussées de la part des bibliothécaires en poste.

L'amélioration continue des services

Bien entendu, plusieurs éléments restent à améliorer, à peaufiner, à rendre plus conviviaux. Les commentaires et suggestions des usagers pourront nous guider et, à cet égard, nous les écoutons avec toute l'attention qu'ils méritent. La Bibliothèque fera notamment un effort important afin de réduire le niveau de bruit, qui dérange bon nombre d'usagers. Elle compte également mieux informer la clientèle quant aux règlements, politiques et procédures en vigueur à la Bibliothèque. Tout cela dans cet esprit d'amélioration continue des services qui caractérise la BNQ.

Après 9 semaines d'opération
Fréquentation
450 000
Nombre de prêts
443 000
Nombre de questions d'information et de référence (sur place)
145 000
Nombre d'abonnés au 3 juillet
140 967
Nombre de visites guidées
300
Nombre de participants aux visites guidées
5 700
Nombre d'appels téléphoniques (Centre de relations clients)
13 000

 

Retour au menu

Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.