À rayons ouverts, no 64 (été 2005)

Table des matières

Dossier : Enrichissement des collections de la BNQ


 

Richesse et diversité

par Daniel Chouinard , coordonnateur, achats, dons et échanges
Direction des acquisitions de la collection patrimoniale

L'acquisition de fonds d'archives, de livres rares, de reliures d'art et de cartes géographiques anciennes; l'accroissement de la collection numérique et les développements multiformes et réfléchis d'une collection de prêt et de référence qui fait les délices des usagers de la Grande Bibliothèque depuis sa récente inauguration; voilà les multiples aspects de l'enrichissement des collections que le présent dossier s'efforce de faire connaître.

On percevra d'abord l'ampleur et la complexité de la tâche dévolue aux équipes chargées du développement de la collection de prêt et de référence. Car il s'agit d'assurer la continuité d'une collection développée pendant près d'un siècle par la Bibliothèque centrale de Montréal et de répondre désormais aux demandes d'un public extrêmement varié, curieux de tous les sujets et friand de tous les supports.

Le cas des archives de Rina Lasnier et celui des livres d'Albert Laberge illustrent deux aspects fondamentaux du travail menant à l'enrichissement de la collection patrimoniale. Ces acquisitions sont parfois l'aboutissement d'une longue démarche et elles sont accueillies comme autant de marques de confiance envers l'institution qui les reçoit.

Parfois, c'est la Bibliothèque qui invite les créateurs à lui proposer leurs œuvres. L'article sur l'acquisition récente de reliures d'art montre comment le patrimoine de demain est acquis aujourd'hui. En d'autres occasions, la BNQ intervient lors de ventes aux enchères afin de faire profiter la collectivité de richesses détenues jusque-là par des intérêts privés, telles ces deux cartes anciennes achetées récemment à New York.

Enfin, on verra que la Bibliothèque est pleinement consciente de la nécessité de tirer parti de la numérisation pour remplir sa mission de diffusion. Le développement soutenu de la collection numérique depuis 1996 témoigne de cette volonté et permet une mise en valeur sans précédent du patrimoine documentaire québécois.

Autant d'exemples du travail exaltant qui fonde la richesse et la diversité des collections de la Bibliothèque nationale du Québec.

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La collection universelle de prêt et de référence : un fonds collectif à maintenir

par Isabelle Charuest, coordonnatrice des acquisitions et du traitement documentaire de la collection de prêt et de référence

La collection universelle de prêt et de référence offre un vaste éventail de documents provenant de deux sources principales : la Bibliothèque centrale de Montréal et les nouvelles acquisitions de la Bibliothèque nationale du Québec. Par ailleurs, les collections de l'Institut Nazareth et Louis-Braille et celles de la Magnétothèque constituent la base du Service québécois du livre adapté.

La collection universelle de prêt et de référence met à la disposition du grand public de riches collections encyclopédiques composées de documents de divers types, qui couvrent tous les domaines de la connaissance. Les usagers peuvent emprunter ou consulter des livres, des journaux et des revues, des disques compacts, des cédéroms, des DVD, des cartes et plans, des jeux, des livres électroniques, des bases de données, etc.

En prévision de l'ouverture de la Grande Bibliothèque, la BNQ a procédé, depuis l'automne 2001, à l'acquisition de 350 000 livres, de plus de 75 000 enregistrements sonores et DVD, de cartes et plans, de méthodes de langues, etc. Ce développement s'achevant, une réflexion a dû être amorcée afin d'adapter les modes de fonctionnement à un régime d'acquisition annuel.

En effet, la sélection et les acquisitions fonctionnaient jusqu'alors en vase clos. Les activités consistaient à créer des collections ex nihilo ou à amalgamer les riches collections de la Bibliothèque centrale de Montréal aux nouvelles parutions. Désormais, il s'agit de maintenir et de développer une collection qui a acquis sa personnalité propre et qui vit au rythme de l'utilisation que les clients en font.

Les outils qui ont permis la constitution des collections demeurent encore des guides dans le développement courant: la Politique générale de développement de la collection de prêt et de référence de la Bibliothèque nationale du Québec et ses lignes directrices et profils complémentaires, qui détaillent les critères de sélection des contenus et des supports. Ces guides mesurent la profondeur de chaque portion de collection en relation avec les diverses clientèles ciblées par la BNQ. Ceux-ci ont d'ailleurs fait l'objet d'articles dans des numéros précédents de À rayons ouverts1.

Trois grands axes se dessinent pour le développement de la collection de prêt et de référence. D'une part, il s'agit de maintenir le niveau de qualité de la collection par un rafraîchissement annuel de ses contenus; d'autre part, de consolider les collections naissantes – celles des partitions musicales, des cartes et plans et des vidéogrammes, par exemple – et, enfin, de poursuivre les nouveaux développements, surtout dans le secteur des documents numériques, afin de bonifier l'offre de ressources accessibles à distance.

L'application de ces orientations se traduit en chiffres. Ici commence le travail de répartition des ressources, exercice qui n'a rien d'aléatoire. Entrent en jeu les taux de renouvellement des collections selon les sujets, la nature et la fonction de la documentation, la demande du public, l'offre du marché, les coûts unitaires et, bien entendu, les budgets disponibles. À titre d'exemple, énumérons quelques portions de collections dont le rafraîchissement ne tolère pas la négligence et dont le pourcentage de renouvellement dépasse le seuil de l'ensemble de la collection : les ouvrages de référence, peu importe le support, la collection du Carrefour Affaires (répertoires d'entreprises, rapports annuels de compagnies, études de marché, etc.) et les documents en sciences et technologie ou en informatique.

La répartition des acquisitions est aussi influencée par la place qu'occupent certaines clientèles spécifiques ciblées par la BNQ. Mentionnons, entre autres, les enfants et les adolescents; les personnes avec un handicap visuel, auditif ou autre; les nouveaux arrivants et les membres des communautés culturelles; les personnes ayant des difficultés de lecture; et les personnes en cheminement ou en transition de carrière.

L'impact de la demande publique requiert qu'une partie du budget soit consacrée aux ouvrages de fiction. Le pourcentage par rapport à la totalité de la collection demeure cependant moindre que pour une bibliothèque publique de plus petite taille. En effet, la BNQ développe des collections encyclopédiques qui visent à offrir un fonds documentaire et à enrichir l'offre de documents sur tous les sujets.

En complémentarité avec la Politique de développement de la collection patrimoniale de la Bibliothèque nationale du Québec, les créneaux d'excellence des collections de la BNQ qui répondent plus particulièrement aux besoins des chercheurs et des spécialistes intéressés par ces disciplines font l'objet d'un développement non négligeable.

Par ailleurs, le développement des collections vient se compléter par les demandes d'achat faites par la clientèle. En effet, par le truchement d'un formulaire électronique accessible sur le portail Internet de la BNQ, les clients peuvent proposer des titres qui suscitent leur intérêt.

Une fois les grandes orientations établies, les activités de sélection et d'approvisionnement commencent. Quelques principes régissent celles-ci. La sélection des livres s'effectue, autant que faire se peut, avant leur parution au Québec, de sorte que les documents se retrouvent le plus rapidement possible sur les rayons.

Aussi, une grande proportion des documents est acquise par envois d'office. L'ensemble de la production québécoise, ainsi que des documents d'auteurs étrangers, d'éditeurs et de collections incontournables, parviennent à la BNQ dès leur parution. Les bibliothécaires, en collaboration avec les fournisseurs, élaborent des grilles par sujets, par collections, par clientèles et par langues. Ces outils permettent une modulation fine des consignations de documents soumis pour examen aux bibliothécaires sélectionneurs.

Pour l'acquisition des livres de la collection de prêt et de référence, la BNQ est assujettie à la Loi sur le développement des entreprises dans le domaine du livre. De même, elle s'est dotée d'une politique d'acquisition qui régit les règles de répartition des montants au sein des fournisseurs. Pour les supports autres que le livre, la Bibliothèque, en tant que société d'État, se conforme aux règles d'approvisionnement du gouvernement du Québec. Lorsque les montants le justifient, la BNQ procède par appels d'offres publics.

La Bibliothèque nationale maintient un grand nombre d'abonnements imprimés et électroniques et des commandes permanentes. Elle négocie seule ou en collaboration avec des consortiums tels le CAREQ et celui de la CRÉPUQ, les licences d'utilisation des bases de données. Elle effectue également les commandes de production de livres en braille et d'enregistrements sonores pour le Service québécois du livre adapté.

L'ensemble de ces activités de planification, de sélection et d'acquisition a pour seul but de satisfaire les besoins diversifiés des clientèles de la BNQ, qu'elles soient de Montréal ou des autres régions du Québec.


1 No 59 (Printemps 2004), p. 6; no 61 (Automne 2004), p. 13.

 

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Rina Lasnier ou L'amour revisité

par France Ouellet, technicienne en documentation Direction de la recherche et de l'édition

Dans la paix et le silence de sa maison au bord de la rivière L'Assomption, Rina Lasnier bâtit au fil des décennies une œuvre à nulle autre pareille. Chatoyants et denses, ses écrits suscitent de nombreuses critiques, qui s'opposent parfois entre elles. D'aucuns qualifient l'auteure de mystique, alors que d'autres soulignent la dimension profondément humaine de ses textes. Son attachement aux beautés terrestres – les arbres, les oiseaux, la mer, la neige, transparaît partout dans ses recueils. D'Images et proses à ses œuvres les plus fortes, Le chant de la montée, Escales, Présence de l'absence, Mémoire sans jours et L'arbre blanc, sa poésie est empreinte d'un regard d'amour qu'elle porte sur les êtres et les choses. Pour Eva Kushner, l'amour « principe de toute vie et de toute création1 » sous-tend son œuvre entière.

Née à Saint-Grégoire d'Iberville, en 1910, Rina Lasnier étudie d'abord dans sa région, puis se rend en Angleterre, afin de parfaire ses connaissances en anglais. Elle obtient ensuite des diplômes en littérature française, en littérature anglaise et en bibliothéconomie. La médecine l'attire, mais une longue maladie la contraint à rester à la maison. Elle rédige alors bénévolement des billets et des chroniques pour le journal Le Richelieu, entreprenant ainsi, à son insu, une carrière entièrement vouée à l'écriture. Entre 1939 et 1987, elle publie plus d'une trentaine d'ouvrages comprenant de la poésie, du théâtre, des textes en prose et des méditations.

Le fonds Rina-Lasnier, dont l'inventaire a été complété récemment, permet de suivre le cheminement de l'écrivaine, de ses débuts en 1935 jusqu'à la fin des années 1980. Il contient les manuscrits de ses premiers recueils de poésie ainsi que plusieurs œuvres de grande maturité, telles que Matin d'oiseaux, Paliers de paroles, Entendre l'ombre et Chant perdu. On découvre également dans ces archives des poèmes mis en musique par des compositeurs canadiens comme Maurice Dela, Jean-Paul Jeannotte et Jean Papineau-Couture. Les textes de nombreuses conférences et entrevues, de même que des disques, des bandes sonores et des cassettes, nous familiarisent davantage avec la poésie de Rina Lasnier, car ils contiennent une foule d'informations sur son œuvre.

Une correspondance très riche

Pendant les années de sa vie active, la poétesse entretient avec des écrivains de toutes origines des relations épistolaires qui témoignent non seulement de son talent et de sa générosité, mais aussi de l'admiration dont elle est l'objet. Sensible, délicate et d'une grande ouverture d'esprit, elle joue fréquemment le rôle de mentor auprès des jeunes poètes. Elle consacre ses matinées à la création littéraire, alors qu'une partie importante de ses aprèsmidi est occupée à répondre à son volumineux courrier. Ces pages, qu'elle aime parfumer, portent chacune en filigrane une partie de son âme et ne sont pas dénuées d'humour.

La correspondance personnelle et professionnelle de Rina Lasnier représente près de la moitié de son fonds. Certains échanges s'échelonnent sur plusieurs décennies, comme ceux avec François-Albert Angers, Marius Barbeau, Victor Barbeau, Marcel Bélanger, Marie Le Franc, Lydia Louis-Hémon (fille de l'auteur de Maria Chapdelaine), Marie Noël, Jean-Marcel Paquette, Suzanne Paradis, Anthony Phelps, Alphonse Piché et Jean-Guy Pilon.

D'autres éléments dignes d'intérêt

Rina Lasnier a constitué une quarantaine de dossiers qui complètent avantageusement sa correspondance. Certains d'entre eux portent sur ses écrits, alors que d'autres soulignent les principales étapes de sa carrière. En plus des lettres, ces dossiers contiennent une foule de comptes rendus, des photographies, des cartons d'invitations, de la publicité et des contrats.

D'autres documents, comme les écrits d'Eva Kushner, de Sylvie Sicotte et du père Gustave Lamarche, offrent des analyses importantes de sa poésie. Le fonds réunit également de nombreux ouvrages de l'écrivaine et de plusieurs amis poètes, souvent annotés et dédicacés. Enfin, une grande partie de sa production journalistique se retrouve dans des recueils regroupant des articles parus dans Le Richelieu, Les Carnets viatoriens ainsi que d'autres périodiques.

Une contribution importante au monde littéraire

En 1944, la poétesse participe à la fondation de l'Académie canadienne-française. Lors d'un premier séjour en France, Rina Lasnier établit de nombreux contacts avec les écrivains de la francophonie européenne. Elle représente également son pays aux Biennales internationales de la poésie en Belgique. En 1962, elle est élue membre du Conseil des arts du Québec. Dans le cadre de l'Exposition universelle de Montréal, en 1967, elle assiste à la Rencontre mondiale de poésie, qui réunit une trentaine de poètes de toutes les parties du monde.

Maintes fois récompensée pour la qualité de ses écrits, Rina Lasnier obtient plusieurs prix au cours de sa carrière. Elle a contribué de façon importante et durable à l'essor de la poésie contemporaine du Québec. Le fonds d'archives de cette poétesse, déposé à la Bibliothèque nationale du Québec, s'avère un outil indispensable pour toute personne désireuse de mieux connaître son œuvre.


1. Kushner, Eva, Rina Lasnier, une étude de Eva Kushner avec un choix de poèmes, [Paris], Seghers, 1969, p. 34-35.

 

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À la rencontre d'Albert Laberge

par Daniel Chouinard, coordonnateur, achats dons et échanges Direction des acquisitions de la collection patrimoniale

Albert Laberge (1871-1960) occupe une place singulière dans l'histoire des lettres québécoises. Il jouit d'une reconnaissance certaine auprès de la critique depuis la parution de l'Anthologie d'Albert Laberge de Gérard Bessette1, mais il demeure peu connu du grand public d'aujourd'hui en raison surtout de la diffusion restreinte qu'il a choisi de faire de ses œuvres. Laberge a en effet publié 14 ouvrages entre 1918 et 1955 et tous ont été édités à compte d'auteur et généralement tirés à moins de 100 exemplaires. Parmi ceux-ci, seul le roman La Scouine, paru à 60 exemplaires en 1918, a été réédité, après la mort de l'auteur. Les autres aspects de l'œuvre de Laberge, qu'il s'agisse de nouvelles, d'essais et de proses diverses, ne sont accessibles que sous la forme d'extraits parus dans des anthologies. C'est que Laberge répugnait à faire commerce de son art et destinait ses livres à ses seuls amis, allant même jusqu'à refuser de les vendre à ceux qui en faisaient la demande.

C'est donc avec une satisfaction particulière que la BNQ a reçu le don fait récemment par Mmes Pearl et Claudia Laberge, respectivement belle-fille et petite-fille d'Albert Laberge : elles ont remis à l'institution des exemplaires de toutes les œuvres d'Albert Laberge qu'elles avaient encore en leur possession. Ce don permet d'enrichir considérablement les collections de la Bibliothèque, car il comprend des exemplaires de 10 des 14 éditions originales publiées du vivant de l'auteur.

La vie professionnelle de Laberge n'est pas, elle non plus, dénuée d'intérêt. En 1896, il entre au journal La Presse et il y occupera la fonction de rédacteur sportif jusqu'à sa retraite en 1932. Fait notable, à compter de 1907, il y fera également de la critique d'art. Parallèlement, entre 1899 et 1917, il travaille à La Scouine, qu'il qualifie de «roman de mœurs de la campagne canadienne »2. En 34 chapitres unis par des liens assez ténus, Laberge décrit avec un réalisme parfois impitoyable la vie de la famille Deschamps, dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le roman tire son titre du surnom donné à Paulima, l'une des filles de la famille.

Des extraits paraissent dans divers périodiques entre 1903 et 1916. En 1909, à la suite de la publication du chapitre XX sous la forme d'un « conte » intitulé Les Foins, Laberge s'attire les foudres de l'archevêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési, qui qualifie le texte d'« ignoble pornographie ». Au-delà de la polémique, l'œuvre revêt une importance particulière : aux yeux de plusieurs critiques, il s'agit de la première manifestation du naturalisme dans la littérature québécoise. Le parti pris réaliste, voire pessimiste, de Laberge contraste fortement avec l'image plutôt idyllique de la campagne présentée dans des « romans de la terre » comme La Terre paternelle, de Patrice Lacombe, Jean Rivard, d'Antoine Gérin-Lajoie, ou même Maria Chapdelaine, de Louis Hémon.

C'est peut-être cependant pour ses talents de nouvelliste que Laberge mériterait de passer à la postérité, car c'est dans la forme brève qu'il a surtout excellé. Le don reçu par la BNQ est une belle occasion de le rappeler puisqu'il comprend six recueils de nouvelles : Visages de la vie et de la mort (1936), Scènes de chaque jour (1942), Le Destin des hommes (1950), Fin de roman (1951), Images de la vie (1952) et Le Dernier Souper (1953).

Les quatre autres titres reçus appartiennent plutôt au genre de l'essai. Peintres et écrivains d'hier et d'aujourd'hui (1938) et Propos sur nos écrivains (1954) se veulent surtout des hommages à des artistes que Laberge estimait, tandis que Quand chantait la cigale (1936) et Hymnes à la terre (1955) regroupent des notes, des réflexions et des impressions inspirées entre autres par l'observation de la nature. À présent que la Bibliothèque nationale du Québec dispose de plusieurs exemplaires en excellent état de chacune des œuvres d'Albert Laberge, il reste à souhaiter que le grand public vienne enfin à la rencontre de cet auteur à l'esprit libre, dont les textes ont par moments un accent étonnamment moderne.


1. Montréal : Cercle du livre de France, 1963. Réédité en 1972 en format de poche chez le même éditeur avec une nouvelle préface.

2. Voir à ce sujet le Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec : tome II. Montréal : Fides, 1980, p. 993-998.

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