À rayons ouverts, no 63 (printemps 2005)

Table des matières

La vie de la BNQ


La Bibliothèque nationale à la maison, à l'école, au bureau, partout…

par Alain Boucher, directeur des projets spéciaux en bibliothéconomie
Direction générale des technologies de l'information et des télécommunications

Une bibliothèque, c'est à première vue un lieu où l'on se rend pour s'informer, se détendre ou se divertir. Mais les temps changent. Avec le développement des technologies de l'information et des communications, les « cathédrales du savoir » ne se contentent plus d'accueillir les gens; désormais, grâce à Internet, ce sont les usagers qui les accueillent chez eux. Ainsi, non seulement nous pouvons aller à la bibliothèque, mais la bibliothèque peut également venir à nous.

Destinée à servir tous les Québécois, la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ) a investi dans le développement d'un portail Internet qui assure sa présence, en tout temps, sur tout le territoire. On trouve déjà sur le portail un vaste ensemble de ressources et de services, qui s'enrichira régulièrement. Nous proposons ici d'en donner un aperçu, qui s'en tient à l'essentiel.

Passons rapidement sur les services de type « classique ». Comme tous les sites Web des grandes bibliothèques, le portail de la BNQ présente les collections et services de la Bibliothèque. Il donne aussi accès à Iris, le catalogue de l'institution, et permet aux abonnés de réserver des documents, d'en renouveler l'emprunt ou encore de soumettre des demandes de renseignements. Des listes de nouveautés sont offertes à tous les intéressés, tout comme la possibilité d'être informé des manifestations culturelles tenues à la Grande Bibliothèque.

Là où le portail de la BNQ se distingue, c'est par son offre de ressources et de services immédiatement utilisables, peu importe où l'on se trouve; le grand public comme les chercheurs spécialisés peuvent compter sur la bibliothèque virtuelle pour répondre à leurs besoins documentaires.

La Collection numérique

D'abord constituée de 33 000 documents, qui ont été numérisés entre 1997 et 2001, la Collection numérique de la BNQ s'enrichit continuellement de milliers de nouvelles ressources à lire (livres, revues, journaux, etc.), à voir (affiches, cartes postales, estampes, illustrations, etc.) et à écouter (enregistrements musicaux, contes pour enfants).

Un programme permanent de numérisation vise à bonifier cette collection, tant pour répondre à la demande de la clientèle que pour mettre en valeur des ressources souvent méconnues, parce que d'accès très limité en raison de leur rareté ou de leur fragilité. À long terme, c'est le patrimoine documentaire québécois tout entier que l'on souhaite rendre accessible à distance, dans les limites des ressources financières disponibles et des conditions imposées par un respect rigoureux du droit d'auteur.

Les bases de données et les actualités

Grâce à des ententes qu'elle a conclues avec des fournisseurs commerciaux, la BNQ offre un accès gratuit à plus de 80 bases de données bibliographiques ou factuelles et à des centaines de revues et journaux courants, en texte intégral. Tous les domaines sont couverts, de la politique à la musique.

Si, pour des raisons contractuelles, certaines ressources ne peuvent être consultées que sur place, l'accès à bon nombre d'entre elles est possible, et ce, partout au Québec. Seule condition à remplir : il faut être abonné à la Bibliothèque nationale – l'abonnement est gratuit pour tous les résidents du Québec. Pour obtenir rapidement un numéro d'abonné, clé d'accès à l'ensemble des ressources offertes, il suffit de remplir le formulaire prévu à cet effet, qui est disponible sur le portail Internet de la BNQ.

La recherche unifiée et simplifiée

Trouver ce que l'on cherche dans un ensemble riche et disparate de sources d'information n'est pas toujours chose facile. Sur le portail de la BNQ, un outil de recherche unifiée est offert à tout moment pour simplifier le travail. Que l'on cherche des ressources disponibles dans le catalogue de la Bibliothèque, des documents de la Collection numérique, des renseignements offerts dans les pages d'information du portail ou dans des sources extérieures, une seule demande suffit pour poser la question à ces multiples cibles et obtenir une seule liste de réponses pertinentes.

Il s'agit d'une première au Québec et cette formule d'accès à l'information est destinée à d'importants développements et à un avenir prometteur.

Le portail Jeunes

Afin de répondre aux besoins spécifiques des jeunes, la BNQ a développé le portail Jeunes, qui sera lancé dans le cadre des activités d'ouverture de la Grande Bibliothèque. Les enfants de 13 ans et moins trouveront sur ce portail des informations sur les services, les activités et les collections de l'Espace Jeunes de la Grande Bibliothèque, en plus d'une foule de suggestions de lecture, de jeux, d'activités de bricolage et de dossiers thématiques. De même, les jeunes pourront y voir des expositions virtuelles et y entendre des histoires, qui sont également accessibles gratuitement par téléphone au 514 873-2670, dans la région de Montréal, ou au 1 866 235-1802, ailleurs au Québec. Parents et enseignants auront, eux aussi, une section à leur intention sur le portail.

Le Service québécois du livre adapté

Répondre aux besoins de ses usagers ayant une déficience perceptuelle (visuelle ou motrice) fait partie des préoccupations de la Bibliothèque nationale du Québec. L'intégration à la Grande Bibliothèque du Service québécois du livre adapté, créé par l'Institut Nazareth et Louis-Braille et par la Magnétothèque, se traduit par une offre de services enrichie. Le portail de la BNQ rend les livres adaptés (sur cassette, sur cédérom ou en braille sur papier) encore plus facilement accessibles.

Par ailleurs, précisons que la Bibliothèque nationale du Québec a déployé des efforts considérables afin de s'assurer que son portail soit conforme à la normalisation internationale en matière d'accessibilité aux personnes handicapées, suivant les exigences de la WAI (Web Accessibility Initiative) du consortium international W3C.

Des outils complexes, au service d'une mission

Cette brève présentation du portail Internet de la BNQ montre qu'il s'agit de bien plus qu'un site Web de facture « traditionnelle ». Un éventail d'outils technologiques permet d'assurer le fonctionnement optimal du portail, de la manière la plus intégrée possible.

À cet égard, signalons que le logiciel Sun ONE Server Portal de Sun Microsystems (Santa Clara, Californie) est utilisé pour gérer les fonctions essentielles du portail. Le catalogue de la Bibliothèque utilise PortFolio, le système de gestion de bibliothèque de la firme ISACSOFT, de Montréal. Une grande partie des documents de la Collection numérique est exploitée par le logiciel Orphea, de la société Algoba (Paris, France). Quant à la recherche unifiée, elle recourt aux possibilités de l'outil de recherche fédérée AskOnce, offert par Documentum (Grenoble, France).

Tous ces outils technologiques évolueront forcément au cours des prochains mois et des prochaines années. Il faut les considérer pour ce qu'ils sont : des outils au service de la mission de la Bibliothèque nationale du Québec. Au-delà des technologies, le portail Internet de la BNQ se ramène à un objectif : offrir à tous les Québécois des ressources et des services documentaires à la mesure de leurs besoins.

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Une collection électronique à découvrir

par Stéphanie Gagnon, bibliothécaire
Section des acquisitions et du développement de la collection de prêt et de référence

D'abord l'apanage des bibliothèques universitaires, les ressources électroniques ont tardé à faire des percées substantielles dans les bibliothèques publiques québécoises. Question de marché, d'abord, l'offre de ressources provenait principalement de sources américaines et anglophones; leurs contenus étaient souvent trop pointus, et les interfaces de recherche parfois trop peu conviviales pour susciter un réel enthousiasme.

Un sondage effectué par la Bibliothèque nationale du Québec, en septembre 2001, démontrait un intérêt naissant des bibliothèques publiques québécoises pour les ressources électroniques, mais encore visiblement peu de présence dans les collections locales. Réflexe normal dans le contexte de budgets souvent limités, une des préoccupations était alors de comparer la longévité du support papier au caractère éphémère de l'électronique. Si le réflexe perdure aujourd'hui, les avantages évidents des ressources électroniques les rendent incontournables : information à jour, contenu recherchable, etc.

Par ailleurs, depuis, les produits électroniques se sont largement démocratisés. La base de données est désormais conviviale, colorée, imagée. Les aides, tutoriels et diverses fonctions de support se multiplient. Les capacités de recherche et les contenus augmentent de façon exponentielle. Alors qu'on obtenait auparavant la simple citation d'un article de périodique, on repère désormais l'article dans sa totalité, et ce, en divers choix de format et parfois divers choix de langues. De même, la disponibilité du journal électronique ne se limite plus aux titres nationaux : les journaux du monde entier sont disponibles en quelques clics le jour même de leur publication dans leur pays d'origine (Press Display).

La collection de ressources électroniques de la BNQ, certainement l'une des plus riches dans les bibliothèques publiques de la francophonie, profite pleinement de cette effervescence. Contenant des titres « grand public » et « de recherche », elle aspire à refléter l'actualité ainsi que toutes les thématiques développées à la Grande Bibliothèque. Elle comportera, au printemps 2005, près de 140 titres, dont plus de la moitié seront disponibles du domicile des Québécois abonnés aux services à distance de la BNQ. Parmi ces titres se trouvent notamment un portail de livres électroniques (Numilog), un portail d'enregistrements sonores (Naxos Music Library), un répertoire de 200 journaux internationaux dans leur langue d'origine (Press Display), un guide multimédia de réparation des automobiles (Auto Repair Reference Center), un répertoire d'outils de référence en informatique (Safari), l'essentiel des outils de recherche en économie et affaires, une anthologie des grandes œuvres de la littérature française (Bibliothèque des lettres), des outils juridiques, généalogiques, et plus encore.

En visitant le portail de la BNQ, l'utilisateur accède déjà à un bon éventail de titres. Bien entendu, la collection actuelle reflète un marché encore grandement anglophone, mais les sélectionneurs de la BNQ effectuent une vigie active afin d'augmenter le nombre de ressources en langue française.

À cet effet, d'ailleurs, la BNQ propose deux sources de langue française tout à fait originales, soit les banques de données BREF et Romans@lire. Existant depuis les débuts de la Grande Bibliothèque, BREF est un projet coopératif unissant les efforts de bibliothécaires de plusieurs bibliothèques publiques. BREF contient des ressources de référence sur Internet sélectionnées selon une politique de développement des collections. Ces ressources sont cataloguées, indexées et intégrées au catalogue Iris. Romans@lire est quant à elle une banque de romans développée pour alimenter les lecteurs. Elle contient tous les romans et recueils de nouvelles de la littérature québécoise ainsi qu'une sélection d'œuvres publiées ou traduites en français depuis 2000. Ceux-ci peuvent être recherchés selon divers critères : le sujet, le héros, la période, l'aire géographique, etc. En bouquinant par personnages, par exemple, on repérera 45 titres dans lesquels évoluent des personnages aveugles. De même, en combinant quelques critères de recherche, on pourra rapidement extraire les productions de romans policiers de la seconde moitié du XXe siècle dont le récit se déroule partiellement ou totalement dans une ville précise, Montréal, par exemple.

Toutes ces sources d'information se greffent à une collection numérique composée de milliers de documents numérisés (affiches, cartes postales, partitions musicales, livres, périodiques, enregistrements sonores, livres d'artistes, etc.). La Collection numérique, constamment enrichie de titres numérisés par la BNQ ou reçus en format numérique, regorge d'outils de référence tels des annuaires québécois du début du siècle, le Dictionnaire généalogique des familles canadiennes depuis la fondation de la colonie jusqu'à nos jours (Tanguay), ou encore le Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec.

L'ensemble de ces composantes constitue la base, déjà substantielle, d'une collection numérique qui s'ajoute aux documents imprimés et audiovisuels traditionnellement disponibles dans nos murs. La BNQ met donc cette riche collection à la disposition de tous… En un simple clic!

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Stella, Sophie, Sacha, Theo et les autres :
la Bibliothèque acquiert des livres de Marie-Louise Gay

par Daniel Chouinard, coordonnateur Section des achats, dons et échanges
Direction des acquisitions de la collection patrimoniale

Avec plus de 50 titres publiés seule ou en collaboration et plus de 25 prix reçus au cours des trente dernières années, Marie-Louise Gay n'a plus besoin de présentation auprès des amateurs de littérature jeunesse d'ici. Il est cependant moins certain que ses admirateurs soient bien au fait du rayonnement à l'étranger de cette auteure et illustratrice née à Québec. La BNQ a récemment pris la mesure de cette renommée en faisant l'acquisition auprès de l'auteure d'un lot de 38 éditions de ses œuvres publiées dans une dizaine de langues.

Anglais, danois, néerlandais, allemand, japonais, espagnol, norvégien, coréen, grec, portugais : on ne peut que se réjouir de retrouver les sympathiques personnages de Marie-Louise Gay dans toutes ces langues et s'émerveiller à l'idée que des enfants d'horizons si différents puissent tous avoir accès à cet univers si riche et si original.

Ayant débuté comme illustratrice, Marie-Louise Gay a d'abord mis son talent au service de divers auteurs et elle continue de le faire à l'occasion, lorsqu'un texte l'emballe suffisamment pour qu'elle accepte d'y consacrer les trois à cinq mois de travail requis. Le don fait à la BNQ illustre cet aspect de son travail avec des titres aussi savoureux que How to Take your Grandmother to the Museum, de Lois Wyse et Molly Rose Goldman, publié à New York en 1998. Une grand-mère (Wyse) et sa petite-fille de dix ans (Goldman) y échangent leurs rôles le temps d'une visite au musée. Les illustrations extrêmement colorées et pleines de mouvement de Marie-Louise Gay occupent ici une place centrale et contribuent grandement au charme de cette histoire.

Marie-Louise Gay est également une auteure confirmée qui écrit aussi bien en anglais qu'en français. Rainy Day Magic, publié en français sous le titre Magie d'un jour de pluie, lui a d'ailleurs valu un prix du Gouverneur général en 1988. Deux enfants y déploient des trésors d'imagination pour échapper à la grisaille ambiante. Le style de dessin de Gay, avec ses couleurs vives et ses formes qui semblent vouloir déborder du cadre de la page, sert à merveille cet univers rempli de fantaisie. De l'aveu même de l'auteure, la première version d'une histoire lui vient tantôt en français, tantôt en anglais. Et plutôt que de la traduire, elle la réécrit en l'adaptant aux possibilités offertes par l'autre langue. Les deux versions ne sont donc pas forcément identiques.

Parmi les titres parus à l'étranger, ceux qui mettent en vedette les personnages de Stella et de Sacha ont trouvé preneur dans au moins neuf langues. Cela a d'ailleurs donné lieu à certaines adaptations amusantes : Stella a été rebaptisée Sophie en allemand et Estella en espagnol. Quant à Sacha, les petits Allemands l'appellent Theo, les petits Danois Søren et en anglais et en norvégien, on le nomme tout simplement Sam.

Toutes ces traductions amènent également Marie-Louise Gay à donner des conférences et à rencontrer ses lecteurs étrangers, comme ce fut le cas récemment en Allemagne, au Royaume-Uni, au Mexique et aux États-Unis. Le plaisir qu'elle prend à jouer ainsi les ambassadrices de la littérature jeunesse québécoise n'aura d'égal que celui des jeunes lecteurs qui pourront maintenant trouver Stella, Sophie, Sacha, Theo et tous les autres dans les rayons de la BNQ.

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Des estampes d'artistes québécois pour favoriser le rayonnement de la mémoire collective

par Guylaine Milot, bibliothécaire
Direction des acquisitions de la Collection nationale

Faites rayonner votre œuvre
Déposez-la dans les 7 jours
Un petit geste dont on se souviendra longtemps

Le dépôt légal permet à la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ) de rassembler, de conserver et de diffuser l'ensemble du patrimoine documentaire québécois publié. La BNQ devient ainsi la mémoire exhaustive du Québec, puisque tout ce qui s'y publie doit être confié à l'institution en deux exemplaires : le premier est entreposé dans des conditions idéales, au Centre de conservation de la BNQ, situé rue Holt; le second est intégré au catalogue Iris de la Bibliothèque et à la Bibliographie du Québec, accessibles gratuitement sur le portail Internet de la BNQ, et à la Collection nationale, pour consultation sur place.

L'ouverture de la Grande Bibliothèque, l'un des plus importants pôles de diffusion du livre au Québec, entraînera incontestablement une hausse des demandes de consultation des documents de la Collection nationale. La BNQ a donc lancé, en avril 2005, une campagne de promotion inédite afin d'inciter les éditeurs commerciaux à soumettre rapidement leurs documents au dépôt légal, de manière à favoriser l'accessibilité de l'ensemble des documents publiés au Québec. C'est ainsi que la BNQ a décidé de faire parvenir, aux éditeurs commerciaux qui déposent toute nouvelle publication dans les sept jours suivant sa parution, une estampe originale signée par l'un ou l'autre des deux artistes québécois retenus dans le cadre de cette promotion, soit Luc Nadeau et Claire Lemay.

Luc Nadeau est un maître-imprimeur et un graveur en taille douce reconnu dans le milieu artistique québécois. Au cours des vingt dernières années, monsieur Nadeau a travaillé et partagé ses connaissances avec plusieurs artistes de renom tels que Louis-Pierre Bougie, Francine Simonin et Norman Laliberté. Dans l'imagerie de Luc Nadeau, des animaux fétiches se donnent subtilement droit de parole; bisons, chiens, homards, wapitis, orignaux et caribous évoquent, avec un soupçon d'humour, les réalités politiques, géographiques et écologiques de notre monde. Dans l'œuvre Si on laissait nos traces, deux caribous se livrent à une course énergique, et la trace de leur passage reste ineffaçable.

Claire Lemay tient sa formation en gravure de l'Université de Montréal. Elle détient aussi un baccalauréat en pédagogie de l'Université Laval. Depuis 1993, elle enseigne la technique de la gravure sur bois, ou xylographie, à l'atelier Zocalo qu'elle a cofondé. En 2002, elle a remporté le prix d'excellence du Conseil québécois de l'estampe, dans le cadre de l'exposition Miniare, la 2e Biennale internationale d'estampes miniatures de Montréal. En 2003, la société Loto-Québec lui a décerné un prix dans le cadre de la Biennale internationale d'estampe contemporaine de Trois-Rivières. On retrouve l'œuvre de Claire Lemay au sein de collections publiques ou privées au Québec, en Suisse et au Mexique. Depuis quelques années, l'artiste s'intéresse aux incunables, et plus particulièrement aux images saintes gravées et imprimées au XVe siècle. Les représentations graphiques des livres pieux comme le Speculum humanae salvationis et l'Ars moriendi nourrissent son imaginaire. Dans l'œuvre Les incunables (bois du Térence de Trechel, Lyon 1493), l'artiste représente un objet familier schématisé dans sa plus simple expression; la chaise, cet objet usuel fabriqué par l'homme, suggère la présence de ce dernier. Y aurait-il une assemblée en préparation autour de ce scribe qui s'affaire à transcrire un manuscrit? Chose certaine, l'image nous raconte une histoire qui se poursuit dans le temps.

Les deux œuvres présentées dans cet article ont ceci en commun qu'elles évoquent le temps, la mémoire. De la même manière, la Bibliothèque nationale du Québec souhaite que ses efforts promotionnels sensibiliseront les éditeurs commerciaux à l'importance du dépôt légal, moteur d'accroissement d'une fabuleuse source d'informations et de connaissances, qui assure le rayonnement de la mémoire collective québécoise.

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Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.