À rayons ouverts, no 61 (automne 2004)

Table des matières

La vie de la BNQ


L'opérette au Québec, hier et aujourd'hui. Entretien avec Clermont Tremblay

par Sylvain Schryburt*

Les collections de la Bibliothèque nationale du Québec attirent d'emblée les chercheurs, ce dont personne ne s'étonnera. Mais qui s'attendrait à ce qu'un baryton vienne y puiser une source d'inspiration pour son travail? Pourtant, depuis déjà quelques années, Clermont Tremblay, fondateur des Productions Rigolette, se rend régulièrement à la salle de lecture du siège social de la BNQ, rue Holt, pour explorer le fonds musical de la Bibliothèque, à la recherche de partitions oubliées et d'archives liées à l'opérette1.

Monsieur Tremblay, la démarche de votre compagnie, les Productions Rigoletto, est assez originale. Pouvezvous nous en dire quelques mots?

En 1998, l'idée m'est venue de réunir une petite équipe de chanteurs pour monter des opérettes qui nous feraient développer le jeu théâtral. C'est que je m'ennuie souvent quand j'assiste à des spectacles lyriques! Je m'ennuie et je ne devrais pas! Au théâtre, les spectateurs sont sur le bout de leur siège, il y a une grande qualité d'écoute. Quand je vais à l'opéra, je ne retrouve pas cette même qualité. Trop souvent, les spectateurs attendent le contre-do du ténor dans tel air ou bien ils réentendent pour la énième fois telle mélodie de la soprano... J'ai parfois l'impression que les spectateurs vont à l'opéra seulement pour écouter de la musique, non pour voir un spectacle. Il y a peu de jeu théâtral, et on n'y croit pas. Avec Rigoletto, en plus de la musique, je voulais développer les personnages, travailler la gestuelle et le style de jeu.

En ce qui concerne le répertoire que vous présentez, vous avez entre autres choisi des chansons du chanteur et compositeur Lionel Daunais. Comment avez-vous découvert ses œuvres?

Un soir, à la sortie du spectacle Duo d'opérettes et autres délices où je chantais avec Anne Saint-Denis, une dame est venue me voir avec un disque des chansons de Daunais. Elle m'a appris qu'elle était la fille de l'artiste et m'a offert le CD en me disant que mes couleurs vocales et ma personnalité sur scène lui rappelaient son père. Par curiosité, deux ou trois jours plus tard, je me suis rendu à la Bibliothèque nationale et j'ai exploré son fonds d'archives sur Lionel Daunais, qui contient l'ensemble de la production artistique du chanteur et compositeur. À mon grand plaisir, j'y ai découvert une quantité inattendue de documents, plus de 160 boîtes ou 16 mètres linéaires de partitions musicales, de textes de chansons et d'opérettes, d'arrangements musicaux, de mises en scène… Vraiment, c'était comme si j'avais ouvert un trésor qui m'attendait! J'ai rapidement senti que le répertoire de Daunais m'irait comme un gant et j'ai décidé de faire un récital intitulé Hommage à Lionel Daunais, avec la pianiste Nancy Pelletier.

Quelle a été la carrière de cet artiste, aujourd'hui méconnu?

Daunais est en effet aujourd'hui peu connu du public mais, du début des années 1930 à la fin de la décennie 1960, il a été très populaire! En lisant sur lui, je me suis rendu compte que son apport artistique a été très important, que cet homme a joué un rôle de premier plan dans la vie culturelle de son époque. À ce moment, certains chanteurs québécois préféraient quitter le Québec pour faire carrière à l'étranger: Joseph Rouleau ou Robert Savoie, par exemple. Daunais est parti lui aussi pendant un an, il est devenu baryton à l'opéra d'Alger, mais il est revenu en 1930. Avec Charles Goulet, dont la Bibliothèque nationale possède également le fonds d'archives, il a notamment cofondé les Variétés lyriques, qui ont présenté des opérettes pendant 20 ans au Monument National, entre 1936 et 1955… l'époque glorieuse de l'opérette au Québec! Daunais montait des œuvres à grand déploiement avec des décors élaborés (les magnifiques dessins d'Alfred Faniel illustrant ces décors font partie du fonds Goulet), des figurants, parfois même des ballets, et cela, sans aucune subvention! C'était une pépinière extraordinaire pour les comédiens et les chanteurs. Jean Duceppe, Juliette Huot, Olivette Thibault, Denise Pelletier, Paul Berval, Edgar Fruitier, dont les noms figurent sur les programmes de spectacles conservés dans le fonds, ont tous joué ou chanté avec Daunais. Ce que je trouve fantastique, c'est que contrairement à plusieurs autres chanteurs d'ici, il a choisi de rester au Québec et de créer quelque chose dans son propre pays. Dans les années 1930, en partie à cause de la crise économique, il était très difficile de faire carrière à Montréal, et les Variétés lyriques ont offert du travail à bon nombre de chanteurs et de comédiens québécois. Personnellement, si j'avais vécu à cette époque, j'aurais tout fait pour chanter là.

Parlez-nous un peu du spectacle Hommage à Lionel Daunais.

Je ne souhaitais pas faire un simple récital et enchaîner les chansons l'une après l'autre, debout à côté du piano. Je voulais que ce soit léger, populaire, humoristique et élégant, dans l'esprit des chansons du Trio lyrique que Daunais avait fondé en 1933 avec le ténor Ludovic Huot et la contralto Anna Malenfant. Les compositions de Daunais sont variées, et j'ai inclus dans mon récital des chansons tirées du cycle des épitaphes plaisantes (épitaphe d'un dictateur, d'une belle-mère...), d'autres qui sont inspirées du folklore (La jeune fille à l'étang ), d'autres enfin qui s'approchent de la chanson populaire, comme Les patates. Comme je voulais aussi que mon spectacle reflète les différentes facettes de la carrière et de la personnalité du chanteur-compositeur, j'y ai en outre intégré des textes, que je récite entre certaines chansons, tirés d'un recueil inédit de Daunais, intitulé Propos divers de mes automnes, sorte d'autobiographie artistique de l'auteur, qui n'a jamais été publiée malgré les désirs qu'entretenait Daunais à ce sujet.

Les chansons de Daunais sont très imagées et elles se prêtent bien au jeu théâtral. Je me suis donc permis d'ajouter toute une part de gestuelle dans mon interprétation. Par exemple, à l'ouverture du spectacle, je porte un costume à queue-de-pie et j'avance du fond de la salle dans une démarche de pingouin en dérangeant les spectateurs. Puis, j'entame Le Pingouin de Daunais, une chanson humoristique qui porte justement sur l'opéra : ce fameux pingouin se rend à l'opéra et, croyant reconnaître un parent en la personne du chef d'orchestre, il monte sur scène pour chanter le grand air du ténor! La dernière ligne dit : « Le lendemain, tous les journaux en ont parlé. Ç'a été un scandale ».

Si l'on plaçait à la suite les boîtes d'archives qui documentent l'histoire musicale de cette époque dans les collections de la BNQ, soit les fonds de Lionel Daunais et de Charles Goulet, mais aussi d'Anna Malenfant, d'Eugène Lapierre, de Giuseppe Agostini, d'Henri Poitras et de Maurice Meerte, on compterait près de 40 mètres linéaires de documents. Voilà de quoi vous occuper pour longtemps!

N'oubliez pas que je suis un chanteur et non pas un chercheur! Mon objectif est de constituer un répertoire de spectacles variés et attrayants pour les Productions Rigoletto, et c'est pourquoi mon dernier spectacle exploite plutôt le répertoire popularisé par Jacques Offenbach au XIXe siècle2. Mais c'est encore à la BNQ, cette fois-ci dans la collection de musique imprimée des Collections spéciales, que j'ai déniché, après des recherches intensives, le livret et la partition musicale de l'opérette Le 66, l'une des deux pièces qui constituent ce spectacle!


* Sylvain Schryburt est inscrit à l'Université de Montréal où il poursuit un doctorat portant sur l'histoire de la mise en scène au Québec dirigé par Gilbert David (Université de Montréal) et Josette Féral (École supérieur de théâtre de l'UQÀM). Il a été boursier du Programme de soutien à la recherche de la Bibliothèque nationale du Québec en 2003-2004.

1 La Division des collections spéciales de la BNQ conserve quelque 40 000 partitions musicales et celle des Archives privées contient 88 fonds liés au domaine de la musique, dont 55 fonds de musiciens.

2 On peut joindre les Productions Rigoletto à l'adresse suivante : clermozeli@videotron.ca.

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Acquisitions 2002-2004 à la Section des archives privées

Par Jacques Prince
Section des archives privées, Direction de la recherche et de l'édition

Depuis 2002, la Section des archives privées a considérablement enrichi ses collections, reliées principalement aux domaines de la littérature, des beaux-arts et arts de la scène ainsi que de la musique, soit par l'acquisition de nouveaux fonds, soit par d'importants compléments aux fonds existants.

Nouveaux fonds

Littérature

Parmi les acquisitions en littérature, mentionnons tout d'abord le fonds de Jacques Folch-Ribas, auteur dont l'œuvre a obtenu de nombreux prix prestigieux. Ce fonds contient les diverses versions de ses romans, contes et nouvelles ainsi que de ses écrits pour le théâtre et la radio. Il renferme également une volumineuse correspondance avec des auteurs québécois et français, des textes de conférences et de chroniques littéraires, des dossiers professionnels, des imprimés, de même que des documents iconographiques et sonores.

Signalons par ailleurs l'arrivée d'une première partie des archives de Paule Daveluy, figure majeure de la littérature pour la jeunesse. Ce fonds réunit les diverses versions de ses romans pour la jeunesse et de ses romans pour adultes, de même que ses traductions d'œuvres. Des dossiers professionnels liés à l'organisme Communication-Jeunesse, qu'elle a fondé avec sa sœur en 1971, complètent l'acquisition.

Beaux-arts et arts de la scène

Du côté des beaux-arts, la Bibliothèque a acquis le fonds de Mario Merola, artiste, enseignant, poète et éditeur. Les dessins et les photographies (plus de 1000) qu'il contient donnent une bonne idée de la production artistique de Merola à titre de sculpteur et muraliste, mais aussi en tant que concepteur de costumes. Des plans d'architecture et une abondante correspondance faisant état de ses relations avec le milieu des arts visuels documentent parallèlement son travail de créateur, alors que des articles, des conférences, des poèmes et divers documents personnels et professionnels nous renseignent plutôt sur son rôle d'enseignant et sur son œuvre littéraire.

La collection des archives s'est aussi enrichie du fonds de Kittie Bruneau, peintre et graveure de renommée internationale dont la Bibliothèque possède plusieurs estampes et livres d'artistes. Le fonds comprend de nombreux dessins, des imprimés, des documents iconographiques ou relatifs à ses expositions, de même qu'une correspondance d'affaires et des papiers personnels. Enfin, la Bibliothèque a acquis divers documents liés aux activités de Jean Fournier de Belleval entre 1948 et 1956, alors qu'il travaillait comme concepteur de costumes et de décors de théâtre. Le fonds renferme des dessins de costumes et de décors de théâtre, des photographies, des programmes, des imprimés, ainsi que des notes généalogiques sur la famille de Belleval, dont certaines pièces datent de la Nouvelle-France.

Compléments

Littérature

Plusieurs ajouts majeurs ont été faits aux fonds littéraires que possède la Bibliothèque. Mentionnons en premier lieu l'acquisition d'un important versement au fonds de Gaston Miron, composé essentiellement des manuscrits liés à son œuvre poétique. Les documents obtenus sont regroupés en une centaine de dossiers, dans lesquels on trouve des poèmes de jeunesse, des œuvres inédites et de simples ébauches. En font également partie les diverses versions des poèmes publiés dans son œuvre maîtresse, L'homme rapaillé, parue pour la première fois en 1970, mais revue et rééditée à plusieurs reprises ensuite.

Aux archives que la Bibliothèque possédait déjà sur Yves Beauchemin est venu s'ajouter un nouveau lot de près de 2,5 mètres, comprenant entre autres les diverses versions de ses romans Le second violon et Alfred et la lune cassée, de nouvelles versions de la traduction en anglais de son œuvre majeure Le Matou, une dizaine de textes portant sur ses idées politiques, deux nouvelles, deux contes et un texte radiophonique. L'ajout renferme également une volumineuse correspondance, des papiers personnels, un grand nombre d'articles et de publications, ainsi que de nombreux dossiers relatifs aux multiples entrevues qu'il a accordées, aux projets d'adaptation télévisuelle de ses romans et à sa participation à des salons du livre.

L'ajout au fonds de Madeleine Gagnon est tout aussi important. Il comprend les manuscrits d'une dizaine d'œuvres publiées depuis 1990, dont son roman Le vent majeur, son recueil de poésie Chant pour un Québec lointain (qui lui a valu le Prix du Gouverneur général du Canada), ainsi que son essai Les femmes et la guerre, de même que les traductions de certaines de ses œuvres en anglais. Font en outre partie de l'ajout les manuscrits de nombreux textes pour des revues, pour la radio ou pour des colloques, une correspondance qui compte plus de 1000 lettres, des affiches, des photographies, des œuvres visuelles et de la documentation variée concernant ses activités d'écrivaine et de professeure.

Marcel Dubé nous a fait parvenir une nouvelle partie de ses archives. L'ensemble consiste en plus d'un mètre de documents relatifs aux œuvres du célèbre dramaturge, dont plusieurs adaptations récentes de Bilan et des Beaux dimanches. Le versement contient aussi des dossiers littéraires et professionnels (notamment celui du projet de Télé-Québec intitulé Les temps de Marcel Dubé), de la correspondance, des papiers personnels, un carnet de voyage évoquant sa jeunesse en 1948, des discours et allocutions en tant que secrétaire et président du Conseil de la langue française, des textes de présentation pour divers livres, des imprimés ainsi que des documents iconographiques et audiovisuels.

Le fonds de Lucien Francœur s'est enrichi d'une version manuscrite des Rockeurs sanctifiés, de plusieurs nouvelles versions et des épreuves de Exit pour nomades, de même que de nombreuses versions des paroles de ses chansons, de manuscrits d'articles et de textes divers, dont son mémoire de maîtrise en création littéraire. L'ajout comprend également des dossiers professionnels et des papiers personnels, notamment une série de 22 carnets de notes où sont consignés ses réflexions et monologues intimes, souvent les germes de ses poèmes et de ses chansons. Quelques textes divers, des imprimés, de la correspondance et des photographies complètent l'ensemble.

Claude Ouvrard, héritière des archives de Nicole et Georges Ouvrard, nous a confié les papiers conservés par ses parents concernant Claude Gauvreau et couvrant les années 1942 à 1990. Ce lot renferme entre autres la copie dactylographiée du projet de publication de la correspondance entre Claude Gauvreau et Jean-Claude Dussault, finalement publiée en 1993 par l'Hexagone, et des lettres échangées par Claude Gauvreau et le couple Ouvrard. On y trouve aussi la version de la pièce Les oranges sont vertes pour le Théâtre du Nouveau-Monde (1971), des papiers personnels, des documents iconographiques et des imprimés, dont un grand nombre concernent le milieu des automatistes.

Le petit fonds de documents relatifs à Félix Leclerc, acquis par la Bibliothèque lors d'un encan en 1991, se retrouve avec de nouveaux éléments en lien surtout avec ses créations pour le théâtre. Outre les textes de plusieurs pièces, l'ajout recèle plusieurs dossiers de production, composés de communiqués, de conventions, de lettres, de documents administratifs, de programmes et même de dactylogrammes signés par Leclerc. Notons également la présence de quelques affiches des années 1950 et 1960, ainsi que de nombreuses photographies des répétitions.

Le dernier versement au fonds de France Théoret comprend diverses versions d'œuvres poétiques et romanesques publiées au cours de la décennie passée, telles que Huis clos entre jeunes filles et Une mouche au fond de l'oeil. S'y trouvent également les versions de quelques articles parus dans des revues littéraires, une conférence, des dossiers professionnels, de la correspondance, quelques coupures de presse, des feuillets publicitaires et des programmes.

Finalement, à la suite du décès de Francine Dufresne, en 1999, la succession de l'auteur nous a versé plus d'un mètre d'archives. L'ajout vient compléter les documents déposés dans le fonds depuis 1977 et qui comprennent les séries de ses œuvres publiées ou inédites, de la correspondance, des imprimés, des documents iconographiques, ainsi que des dossiers personnels et professionnels, dont certains sont relatifs à l'organisme Les déprimés anonymes, qu'elle a fondé en 1978.

Beaux-arts, arts de la scène et musique

Depuis 1966, la Bibliothèque a acquis plusieurs lots d'archives provenant de Guy Robert, fondateur du Musée d'art contemporain de Montréal, éditeur et professeur. Le dernier ajout à son fonds, qui regroupe près d'un mètre de documents relatifs aux publications qu'il a réalisées peu de temps avant son décès, survenu en 2000, recèle les manuscrits, les dactylogrammes, les épreuves et les états divers de deux monographies, consacrées respectivement aux peintres Marok et Després, ainsi qu'un imposant répertoire d'artistes, intitulé Le pluralisme dans l'art au Québec.

Le complément au fonds de Gabriel Cusson fait doubler le volume de documents que la Bibliothèque possédait déjà sur ce compositeur, chanteur, organiste et violoncelliste qui vécut de 1903 à 1972. La nouvelle partie du fonds contient de nombreuses œuvres musicales, des arrangearrangements, des versions originales de partitions musicales et le manuscrit de son œuvre didactique Exercices d'audition, de lecture chantée, de dictée musicale. L'ajout renferme aussi de la correspondance et l'enregistrement sonore d'une entrevue avec la musicienne française Nadia Boulanger.

Un autre fonds du domaine musical, celui du compositeur Clermont Pépin, comprend désormais les documents originaux de sept œuvres dont la Bibliothèque n'avait encore aucune trace. On trouve dans cet ensemble les deux versions de La Messe sur le monde (symphonie inspirée d'un texte de Teilhard de Chardin), l'œuvre Monade VIII : Fantaisie pour violon et orchestre à cordes ainsi que des pièces composées au début de sa carrière, soit la musique du film Le Saguenay (1947), son Quatuor à cordes no 1 et son Cantique des cantiques. Soulignons en terminant que des documents ont été ajoutés à six autres fonds, soit ceux d'Adrien Thério, d'Émile Nelligan, de Claude Péloquin, d'Ozias Leduc, de l'Association québécoise du jeune théâtre, ainsi que de la Société des écrivains canadiens.

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Les aménagements extérieurs de la Grande Bibliothèque

par Diane Arcouette, Architecte
Direction de la planification et de la gestion du projet de construction

Même si la Grande Bibliothèque n'occupe qu'environ la moitié du terrain appartenant à la BNQ, tout ce site de ce nouvel édifice de diffusion sera aménagé. Celui-ci ne présentera son visage définitif qu'au printemps 2005, mais en attendant de pouvoir y circuler en personne, je vous propose un tour virtuel du propriétaire…

Commençons notre découverte boulevard De Maisonneuve, longé par une esplanade de carrelage de béton dans laquelle sont intégrés des bacs de plantation et où se trouve, au coin sud-est du site, l'entrée principale de l'édifice.

Près de cette entrée, le promeneur dispose d'une vue privilégiée sur la cour anglaise, ceinturée d'un garde-corps intégrant une banquette, qui donne de la lumière naturelle à l'Espace Jeunes, situé en rez-de-jardin. Les versants en pente de cette cour seront agrémentés de plantations d'arbustes. Cet aménagement permet de laisser pénétrer la lumière du jour à l'intérieur du métro, ainsi que sur le lien de circulation entre le métro et notre édifice.

C'est aussi à cet endroit que sera installée une sculpture monumentale de Jean-Pierre Morin, également visible depuis l'entrée principale de la bibliothèque et les rues avoisinantes. L'emplacement proposé et la verticalité du site exigent une œuvre qui se déploie en hauteur. (Vous trouverez tous les détails relatifs au concours d'intégration des œuvres d'art à l'architecture lancé à l'occasion de la construction de la Grande Bibliothèque sur le site Internet de la BNQ).

Le long de la rue Berri, nous pouvons déambuler sur un large trottoir. La Ville de Montréal y prévoit l'aménagement de plantations, dans le cadre d'un projet de revitalisation de cette artère. Tout en longeant le hall d'entrée de la bibliothèque, où sera installé un café-bistrot, nous atteignons une deuxième entrée de l'édifice, située rue Berri, qui desservira aussi le stationnement, accessible 24 heures par jour, 7 jours par semaine.

En continuant vers la rue Ontario, nous arrivons sur une esplanade qui offre une troisième entrée dans l'édifice, cette fois par la façade nord.

Cette esplanade nous permet également d'accéder au jardin d'art, vaste espace cloisonné en 29 lots, de dimensions variables, représentant les 29 composantes du programme de l'édifice de diffusion. (Vous pouvez consulter ce document sur notre site Internet, à l'adresse déjà mentionnée.) Ce jardin, accessible depuis la rue Berri par une volée de marches, est bordé, au nord et à l'ouest, par les accès au stationnement souterrain de 400 places, situé sous l'édifice. Ses 29 espaces constitueront, à terme, une vaste œuvre d'art paysagère, dont les deux premiers lots ont été conçus par l'artiste Roger Gauvreau sur les thèmes « Jardin punk » et « Jardin de la forêt urbaine ».

Un espace gazonné, parsemé de monticules également gazonnés, occupe toute la largeur de la partie nord du terrain, rue Ontario.

Lorsque nous revenons vers le bâtiment par l'avenue Savoie, nous longeons la chaussée en pente menant à l'entrée du stationnement. Un peu plus loin, sur le coin de l'édifice, se trouve le débarcadère, espace de transit de toutes les livraisons nécessaires au bon fonctionnement de l'institution. Nous arrivons ensuite à la quatrième entrée de la Grande Bibliothèque, faisant face à la place Paul-Émile-Borduas, et donc en lien avec la rue Saint-Denis. Cette entrée sera signalée au public par une œuvre d'art de Dominique Blain intitulée «Vous êtes ici ». Il est à noter qu'une quatrième œuvre d'art composée de verre, de métal et de lumière et réalisée par Louise Viger sera présente dans le corridor menant du métro à la salle d'exposition et au centre de conférence de la Grande Bibliothèque.

En continuant de marcher sur l'avenue Savoie, nous pouvons flâner dans les espaces des bouquinistes, petits comptoirs de vente pour des commerces reliés au domaine du livre, intégrés à la façade ouest de notre édifice. Un programme d'amélioration de l'espace de l'avenue Savoie est par ailleurs en cours, développé par la Ville de Montréal, en collaboration avec les riverains, dont la BNQ.

Et nous voici ainsi revenus à l'esplanade du boulevard De Maisonneuve, la boucle est bouclée, notre visite est terminée…

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Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.