À rayons ouverts, no 61 (automne 2004)

Table des matières

Dossier Diffusion :
Les collections

Les collections de la Bibliothèque nationale du Québec dans la Grande Bibliothèque

  1. Les composantes déjà existantes
  2. Les nouvelles collections
  3. L'organisation des collections

1. Les composantes déjà existantes

La collection nationale : un patrimoine culturel pour tous

par Louise Tessier, Chef de service de la collection nationale
Direction des services à la clientèle

La Bibliothèque nationale du Québec (BNQ) reçoit depuis 1968 en dépôt légal deux exemplaires des documents publiés au Québec. L'exemplaire de conservation est maintenu dans des conditions de température optimales pour les générations à venir tandis que l'exemplaire de diffusion est disponible pour consultation par la collectivité. En plus de la production québécoise, les collections s'enrichissent également de l'édition dite relative au Québec qui regroupe tout document sur le Québec publié à l'extérieur des frontières du Québec, de même que tout document dont l'un des créateurs, soit l'auteur, le compositeur, le traducteur, l'illustrateur, le préfacier, etc., est originaire du Québec.

L'édifice de la Grande Bibliothèque réunira sous un même toit les collections des deux édifices de diffusion, l'édifice Saint-Sulpice du 1700 de la rue Saint- Denis et l'édifice Ægidius-Fauteux du 4499 avenue de l'Esplanade, ainsi que certaines collections de l'édifice de conservation du 2275 rue Holt.

Collections de l'Édifice Saint-Sulpice

L'usager qui fréquente actuellement la salle de lecture du 1700 de la rue Saint-Denis se retrouve à l'intérieur d'une bibliothèque établie en 1915 et connue sous le nom de Bibliothèque Saint-Sulpice. Cette dénomination fait référence à la congrégation des Sulpiciens à qui l'on doit à la fois ce superbe bâtiment et la collection Saint-Sulpice, fière de quelque 150 000 documents, dont 60 000 font actuellement partie de la collection nationale tandis que les 90 000 autres seront localisés à la collection universelle de prêt de la Grande Bibliothèque, sous rayonnage mobile afin d'en assurer la sécurité. Constituée à la fois de brochures, de livres et de revues et principalement consacrée aux sciences humaines et sociales, cette collection d'origine reflète la culture et l'érudition du XIXe et du début du xxe siècle au Québec.

L'édition au Québec

Les premières presses à imprimer apparaissent au Québec en 1764, avec Brown et Gilmore, puis en 1775 à Montréal avec la première imprimerie de langue française, celle de Fleury Mesplet. L'édition québécoise, dans sa période s'étalant de 1821 à 1899, se caractérise par le début de la période post-artisanale chez les imprimeurs, d'où la multiplication des titres, la naissance d'une véritable littérature nationale; les problèmes politiques y retrouvent aussi leur écho, les préoccupations sur la Constitution, le droit, la langue vernaculaire, le chant et la musique traditionnels ou populaires ; les ouvrages de sciences et d'éducation reflètent les événements de cette époque. La période de 1900 à 1967 voit quant à elle se multiplier les publications québécoises. C'est la voie de la modernité qui s'impose et qui mènera au fil de l'histoire à la « révolution tranquille ». C'est aussi la période de l'édition de guerre ou transatlantique due à l'occupation de la France lors de la guerre de 1939-1945 où les éditeurs et imprimeurs québécois prennent la relève de leurs collègues français en publiant des centaines d'ouvrages d'auteurs français autant classiques que contemporains. Depuis 1968, date du début de l'application du dépôt légal à la BNQ, les éditeurs québécois sont désormais tenus de déposer leurs publications et la BNQ s'engage alors dans la compilation de la Bibliographie nationale tant courante que rétrospective où se retrouve décrit l'ensemble de la production littéraire, culturelle et documentaire du Québec.

Outre la collection Saint-Sulpice, l'usager peut consulter rue Saint-Denis une collection générale de plus de 200 000 livres et une riche collection d'ouvrages de référence québécois et étrangers. Cet ensemble, qui comprend des imprimés et des microformes, sera logé dans la collection nationale du nouvel édifice; il sera réparti sur trois niveaux, dont deux en mezzanine.

Quant aux livres destinés à la jeunesse du 1700, rue Saint-Denis, soit 14 000 documents remontant au début de la littérature enfantine, ils constitueront une importante partie de la collection du Centre québécois de ressources en littérature pour la jeunesse situé dans l'Espace Jeunes, au rez-de-jardin du nouvel édifice.

Collections de l'Édifice Ægidius-Fauteux

Actuellement, cet édifice regroupe la collection de revues, de journaux et de publications gouvernementales, notamment celles du Québec et du Canada. La collection de revues à la fois rétrospective et courante, acquise ou reçue en don et, surtout, ayant fait l'objet d'un dépôt légal, totalise près de 550 000 unités, en incluant les annuels, surtout dans leur forme originale mais aussi sur microforme ou en ligne dans la collection numérique. Ces revues, des débuts jusqu'à nos jours, se retrouveront au 3e niveau de la collection nationale s'il s'agit d'originaux ou au 1er niveau, s'il s'agit d'une microforme, dans l'aire réservée à la consultation de ce type de documents.

La collection de journaux, près de 20 000 unités, sera représentée par une sélection de titres courants, quotidiens et hebdomadaires, et par certains titres spécialisés; elle se retrouvera au 3e niveau, où elle sera conservée dans le nouvel édifice de diffusion pour tout au plus une année. Les journaux sur microforme, courants et rétrospectifs, soit près de 37 000 microfilms et 345 000 microfiches, seront toutefois conservés dans leur intégralité au 1er niveau dans des classeurs à cet effet; ces chiffres tiennent également compte des microformes de la rue Saint-Denis.

La collection des publications du gouvernement du Québec comprend à la fois des livres, des brochures et des périodiques sous forme imprimée, sur microforme ou dans un format électronique depuis l'application, en 1992, du dépôt légal à ce type de documents. Elle recense des documents tels des lois, des rapports annuels de ministères ou d'organismes publics, des statistiques, des rapports de commissions d'enquête, des états financiers, des budgets ainsi que les documents édités par les Publications du Québec. La collection du gouvernement du Canada, à l'instar de celle du Québec, est constituée de documents parlementaires, législatifs, juridiques et de statistiques, de 1867 jusqu'à nos jours. Dépositaire sélectif par le passé, la BNQ s'enrichira de nouveaux titres puisqu'elle assumera la relève de la Bibliothèque centrale de Montréal en devenant dépositaire universel des publications du gouvernement fédéral en 2005.

La collection des publications préconfédératives, publications antérieures à la Confédération de 1867, surtout disponible sur microformes, s'ajoute aux deux collections précédentes dont la totalité constitue un corpus des publications officielles représentatif de notre patrimoine.

Collections de l'Édifice de conservation

Pas moins de 13 000 enregistrements sonores et de 4 000 imprimés musicaux provenant principalement des collections spéciales de l'édifice de la rue Holt rejoindront, au 4e niveau de la Grande Bibliothèque, à la phonothèque et à la vidéothèque, la collection patrimoniale de musique dédiée à l'image et au son, à titre de collections complémentaires à cette thématique.

Près de 2 000 documents électroniques de la collection patrimoniale rejoindront la logithèque au 2e niveau de la collection universelle de prêt et de référence.

Tous ces documents seront, dans le nouvel édifice, ceinturés par l'une des deux chambres de bois de la Grande Bibliothèque, inspirées du roman Les chambres de bois, d'Anne Hébert.

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Les collections de la Bibliothèque centrale de Montréal : des trésors de collections!

par Suzanne Asselin, Chargée de communication
Division de la mise en marché et des communications, Service du développement culturel et de la qualité du milieu de vie de la Ville de Montréal
(avec la collaboration de Gilbert Lefebvre, Mireille Cliche et Gérald Forget)

Les collections de la Bibliothèque centrale de Montréal (BCM) viendront bientôt enrichir celles de la Grande Bibliothèque pour le plus grand bénéfice des Montréalais, des Québécois et des visiteurs étrangers.

Au cours des prochains mois, la BCM transférera dans le nouvel édifice de diffusion de la Bibliothèque nationale du Québec ses collections – rassemblées sur une période de près d'un siècle –, qui comptent environ un million de documents, dont 500 000 livres. Au fil des décennies, la BCM a développé des collections particulières sur les thèmes suivants : l'histoire et la société canadienne française, les arts et la littérature, la mode et le costume, pour ne citer que celles-là. Elle a également monté une impressionnante collection de 12 000 ouvrages de référence et réuni plus de 7 600 titres de périodiques – dont environ 2 100 qui relèvent de l'édition courante.

La collection générale, qui aborde tous les champs du savoir humain, constituera le cœur de la collection universelle de la Grande Bibliothèque. Il s'agit non seulement d'une collection courante mais aussi rétrospective; elle est dotée d'un fonds documentaire universel, puisqu'elle rassemble au-delà de 11 000 ouvrages antérieurs à 1900! Deux autres collections particulières, soit les ouvrages utilisés en alphabétisation et même des annuaires téléphoniques, seront aussi accessibles.

La BCM a de plus acquis une grande notoriété grâce, entre autres, aux collections suivantes, dont pourront bénéficier les visiteurs à la Grande Bibliothèque.

La collection Gagnon : Cette collection tire son nom du bibliophile Philéas Gagnon, qui a vendu sa collection à la Ville de Montréal au début du XXe siècle. Depuis son acquisition, la Bibliothèque centrale de Montréal l'a constamment développée, notamment dans le domaine de la généalogie, de telle sorte que la BCM s'est acquis la réputation de « centre par excellence de la recherche généalogique au Québec ». Cette notoriété dépasse d'ailleurs les frontières du Québec, puisque la BCM a souvent reçu des requêtes en provenance de plusieurs États américains, entre autres.

Enregistrements sonores : Les enregistrements sonores sont logés à la Phonothèque (rue Roy). Ses collections sont multiples et bien garnies : 45 000 disques compacts, près de 14 000 disques vinyle, environ 30 périodiques spécialisés et plus de 200 livres de référence. L'ensemble reflète avantageusement l'éventail des différentes expressions musicales : classique, jazz, blues, musique populaire française et anglaise (particulièrement la musique québécoise) ainsi qu'un éventail impressionnant de musique traditionnelle et de « musique du monde ».

Histoire locale et nationale : La BCM a collectionné plus de 20 000 livres et brochures portant sur notre histoire, que ce soit à l'échelle du territoire canadien ou d'une petite localité québécoise.

Littérature jeunesse : La BCM a mis sur pied le fonds Laurentiana, soit plus de 6 000 documents, qui regroupe la quasi-totalité de la production québécoise depuis ses débuts.

Publications officielles : La BCM est la seule bibliothèque publique québécoise à avoir été dépositaire de la totalité des publications fédérales canadiennes depuis 1927, date du début du programme de dépôt; à signaler, également, qu'elle possède une collection importante de publications de la Ville de Montréal.

Fonds Ægidius-Fauteux : Ce fonds comprend 116 livres rares et précieux, dont une dizaine qui sont antérieurs à 1496, une douzaine datant du XVIe siècle et 35 dont la publication remonte au XVIIe siècle.

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Les nouvelles acquisitions de la collection universelle de prêt et de référence de la Grande Bibliothèque

par Michèle Lefebvre et Isabelle Charuest, respectivement bibliothécaire et coordonnatrice
Section des acquisitions et du développement de la collection de prêt et de référence
Direction des acquisitions et du traitement documentaire de la collection de prêt et de référence

Un important budget de démarrage alloué à l'enrichissement des collections a permis à la Bibliothèque nationale du Québec de procéder à l'achat de près de 475 000 documents, qui viendront compléter la collection de la Bibliothèque centrale de Montréal (BCM). Ce travail colossal a été entrepris en 2001 par la Section des acquisitions et du développement de la collection de prêt et de référence, et se poursuit actuellement en collaboration avec les services à la clientèle, responsables de la sélection.

La stratégie d'acquisition touche tous les types de documents : monographies, ouvrages de référence, périodiques, enregistrements sonores et vidéo, partitions musicales, cartes et plans, bases de données, logiciels, etc. Ces documents sont répartis entre plusieurs collections destinées à répondre aux besoins diversifiés des Québécois, des Montréalais et des milieux documentaires du Québec. La Grande Bibliothèque hébergera des collections pour la jeunesse, les adolescents et les adultes, dont un Centre québécois de ressources en littérature pour la jeunesse, une collection d'appoint pour les parents, une collection d'alphabétisation, une grande sélection de bandes dessinées, un espace Actualités et nouveautés contenant les titres les plus récents et les plus populaires, une collection multilingue, un laboratoire de langues, un centre de documentation en soutien aux milieux documentaires, une logithèque, des ouvrages en gros caractères et en braille et des livres sonores pour les handicapés visuels, etc.

Chacune de ces composantes appelait une stratégie d'acquisition spécifique qui devait tenir compte, principalement, des sujets et des supports couverts, de la durée de vie utile des documents et de l'existence ou non d'une collection antérieure développée par la BCM. Une réflexion préalable, réunissant tous les intervenants impliqués, était donc nécessaire avant de se lancer dans la sélection des documents. Le fruit de cette réflexion a été consigné dans une série de documents destinés à orienter et à harmoniser le développement de toutes les collections (voir l'encadré à la page 13 pour plus de détails sur ces outils de sélection).

Les distinctions à établir et les questions auxquelles il fallait répondre étaient nombreuses. Par exemple, pour chaque domaine de connaissance, il convenait de déterminer si, en plus des nouveautés, il était pertinent d'acquérir des ouvrages plus anciens, c'est-à-dire de faire un enrichissement rétrospectif. Certains sujets ou genres de documents n'ont qu'une durée de vie limitée : ouvrages d'informatique et de droit, guides de voyages, publications annuelles comme les répertoires d'adresses, etc. Le plus souvent, cependant, l'enrichissement rétrospectif était requis et il était nécessaire de préciser, pour chacun des sujets, le nombre d'années à couvrir. En effet, un ouvrage de science devient désuet plus rapidement qu'un livre d'histoire.

De plus, la collection adultes de la BCM constituant le noyau de la collection de prêt et de référence, la BNQ devait en assurer un développement équilibré et complémentaire. Cette contrainte disparaissait néanmoins pour certaines collections absentes de la BCM, par exemple la nouvelle vidéothèque, ou pour certains fonds non transférés par la Bibliothèque centrale de Montréal, notamment la collection jeunesse, qui continuera d'exister rue Sherbrooke après l'ouverture de la Grande Bibliothèque. Dans ces cas, les collections étaient à bâtir entièrement.

Les premières opérations d'acquisition visaient l'enrichissement rétrospectif de documents imprimés en français et en anglais. Des bases de données complètes de livres ont donc été analysées et découpées grâce à des stratégies de recherche complexes, de façon à fournir des ensembles correspondant aux critères de sélection établis. Ces ensembles de notices ont ensuite été comparés de manière informatique au catalogue de la BCM pour éliminer les ouvrages déjà présents dans les collections de cette dernière.

Tout au long de ce processus, encore en cours, nous nous sommes assurés de couvrir l'édition québécoise, canadienne et étrangère, en donnant évidemment priorité, dans l'ordre, aux deux premières. Certains sujets demandent en outre un effort particulier, soit parce que les ouvrages accessibles au grand public sont plus rares dans ces domaines, par exemple pour les sciences pures, soit parce que la Grande Bibliothèque s'est engagée à poursuivre un développement de pointe dans le domaine, comme c'est le cas pour la collection économie et affaires. Nous avons donc diversifié les approches: dépouillement de listes et de bibliographies spécialisées, acquisition de fonds complets d'éditeurs ou de collections de qualité, offices et consignations de libraires et de distributeurs exclusifs portant sur des sujets ou des genres de documents particuliers (livres jeunesse, partitions musicales, bandes dessinées, ouvrages d'art, livres en gros caractères…), etc.

Naturellement, une sélection ou une validation parmi les titres présentés a été faite et se poursuit, plus ou moins pointue selon que les ensembles sont constitués de titres recommandés ou non. Une partie de ce travail revient à des bibliothécaires des services à la clientèle et de la section des acquisitions. Parallèlement, nous avons entamé de fructueuses collaborations avec des bibliothécaires d'expérience à travers le Québec, qui effectuent pour nous la sélection de titres dans certains domaines.

Dès juin 2002, la BNQ a commencé à visiter des salles de montre de libraires pour acquérir des nouveautés en français et en anglais, en complémentarité avec la BCM. De plus, nous avons multiplié les consignations de nouveautés afin d'élargir le plus possible le bassin de titres potentiellement intéressants.

En plus de nous pencher sur les titres absents des collections de la BCM, nous effectuons également un travail sur les titres présents dans ces collections. Une recherche sur les séries incomplètes permet ainsi de trouver des titres manquants dans les collections encore offertes sur le marché. Dans certains cas, les éditions de poche de titres présents uniquement en format régulier sont acquises, puisque ce type d'édition comble des besoins différents et est préféré par une partie de la clientèle. Nous avons aussi procédé à l'acquisition de rééditions récentes de titres plus anciens. Finalement, des exemplaires en mauvais état de titres encore pertinents ont été remplacés par des exemplaires neufs.

Après avoir exploré le monde du document imprimé, nous avons abordé les territoires moins bien arpentés des autres supports: enregistrements sonores et vidéo, logiciels, documents électroniques, etc. Il a fallu entamer une réflexion sur les supports privilégiés par la Bibliothèque et le dédoublement possible entre chacun d'eux. Ainsi, faut-il acquérir un film sur support DVD ou sur vidéocassette, ou sur les deux supports? Doit-on privilégier le support imprimé ou électronique dans le choix d'une ressource de référence? L'Internet est-il préférable au cédérom dans le cas des bases de données? Pour répondre à toutes ces questions, nous avons favorisé des approches nuancées qui nous permettront de nous adapter à une réalité changeante.

Parallèlement à l'acquisition de documents sur support non imprimé, nous avons commencé à nous pencher sur les sujets et genres de documents dont l'acquisition avait été retardée parce qu'ils contiennent une information dont la durée de vie est très limitée. Ainsi les ouvrages d'informatique, de droit et les guides de voyages auront-ils été principalement acquis à partir de 2004, ce qui nous permettra d'offrir les titres les plus à jour à l'ouverture de la Grande Bibliothèque en 2005.

Par ailleurs, les quantités de nouveautés ne cesseront d'augmenter dans les mois précédant l'inauguration. L'espace Actualités et nouveautés, qui offrira un grand nombre de nouveautés, et les bibliothèques thématiques, dépositaires de riches collections de fonds, devraient fournir à tous les Québécois un accès exceptionnel au savoir universel reçu en héritage par notre jeune XXIe siècle.

Les outils de sélection

Les outils de sélection des nouvelles acquisitions sont développés conjointement par les bibliothécaires des services à la clientèle et du service des acquisitions et du développement de la collection de prêt et de référence. On en retrouve trois types, tous chapeautés par la Politique générale de développement de la collection de prêt et de référence de la Bibliothèque nationale du Québec.

Les lignes directrices d'une collection régissent la sélection, l'acquisition et la conservation de collections générales touchant plusieurs secteurs de la bibliothèque (par exemple les périodiques et les ressources de référence) et demandant par conséquent une coordination entre différents intervenants. Ces lignes directrices déterminent, entre autres, les orientations et principes de la collection, les responsabilités respectives de chacun ainsi que les modes et critères de sélection et de conservation.

Le portrait de collection présente les grandes orientations d'une collection particulière. Il nous apprend sa composition et sa répartition interne, à quelle clientèle spécifique elle s'adresse, en tenant compte par exemple des habitudes de lecture des Québécois, quels sont ses objectifs de développement et les critères généraux de sélection qui y sont liés.

Le profil de collection s'applique généralement à une petite portion de collection ou à une collection particulière, par exemple les livres en art ou les enregistrements vidéo. Il permet de consigner toutes les informations fines se rapportant à la sélection de ces documents. On y détermine les langues à développer, les objectifs d'utilisation, les sources de sélection, les consignes générales, les exclusions particulières, etc. Pour chaque sujet (ex. : les techniques de photographie) et genre de document (ex. : les dictionnaires), on précise les critères spécifiques, les niveaux de difficulté de lecture souhaités, le nombre d'années de publication qu'on désire couvrir en acquisition rétrospective et le niveau d'exhaustivité recherché.

 

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Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.